Coca, c'est moi !

Coca, c'est moi !

dimanche 10 avril 2011

Les autres bipèdes

Donc je vous le disais, nous sommes arrivées dans le terrier d'autres bipèdes. Ceux-là vivent en couple, et je les connais : ils sont déjà venus dans le terrier de ma bipède, soit pour passer du temps à sonoriser avec ma bipède, soit pour s'occuper de moi quand ma bipède m'abandonne lâchement. Ma bipède ramène aussi de temps en temps leur odeur sur elle quand elle rentre. Bref, je pense que ce sont des bipèdes amis de ma bipède. Et me voilà maintenant dans leur terrier.

Nous étions à peine arrivées, que ma bipède a recommencé son ballet de déplacement de choses, mais cette fois il s'agissait de mes affaires, mon sous-terrier, ma litière, ma gamelle... Je compris donc que nous allions séjourner ici un moment. Ma bipède fait parfois cela, elle va dormir dans les terriers d'autres bipèdes pendant quelques jours, puis nous revenons dans notre terrier. Je pense qu'il s'agit là d'un comportement social important chez les bipèdes, car cela semble les rendre très heureux et ils passent beaucoup de temps à sonoriser entre eux.

Mais cette fois-ci, ma bipède a rapidement disparu et je suis restée dans ce nouveau terrier avec les deux autres bipèdes. Bon, à priori, ce sont des bipèdes amicaux, j'avais déjà eux l'occasion de les voir à l'œuvre et ils ne m'avaient pas semblé plus dangereux que la mienne. Je n'étais juste pas sûre de la signification de cette situation : était-ce ma nouvelle maison pour toujours? Ma bipède m'aurait-elle confié à d'autres bipèdes amicaux pour ne plus avoir à s'occuper de moi? Quoiqu'il en soit, je n'allais pas me laisser abattre : il y avait là tout un nouveau terrier à explorer, je n'allais donc pas m'ennuyer.

Rapidement, j'eus le droit de sortir de mon sous-terrier pour visiter. Ce terrier était aussi encombré que le notre, il y avait donc de nombreux recoins à explorer et pourquoi pas, de nombreuses possibilités d'extension. Il fallait donc se mettre à l'œuvre rapidement, et tâter des quenottes toutes les matières qui m'entouraient afin de voir dans laquelle il y avait des possibilités de creuser. Il y avait également de nombreux endroits à escalader, mais tout comme à la maison, un bipède finissait toujours par me freiner dans mon ascension.

Mais globalement, ce terrier était organisé comme celui de ma bipède. Avec le sous-terrier commun où je pouvais venir réclamer un toilettage, que j'obtenais tout aussi facilement qu'avec ma bipède, d'ailleurs. Ces bipèdes étaient juste un peu moins présent que la mienne (enfin, quand elle ne m'abandonne pas, n'est-ce pas?), et me laissais plus souvent enfermée, mais je recevais le même type de nourriture et des câlins si nécessaire. J'étais également grondée quand j'allais là où les bipèdes ne voulaient pas que j'aille, et bizarrement, c'est le même genre d'endroit qui est interdit que chez ma bipède ! Il doit décidément y avoir une raison à cela, même si elle m'échappe toujours ! Ces bipèdes-là savaient aussi taper du pied derrière moi pour me faire filer, visiblement, ils connaissaient quelques rudiments du langage lapin...

Et pour cause, je pense qu'il y avait un troisième habitant dans ce terrier. Un autre lapin, j'en suis presque sûre, je pense avoir reconnu cette odeur douceâtre que les deux bipèdes véhiculaient sur eux, et je pense l'avoir vu à l'entrée du terrier, bien que sa physionomie me paru étrange car il n'avait pas du tout les oreilles dressées comme tout lapin qui se respecte, mais des oreilles tombantes... Quel était donc cet étrange lapin? Était-ce une autre ethnie? Une ethnie amicale... ou pas? Dans le doute, je préférais fuir quand il se présentait devant le terrier, bien qu'il semblait y avoir une sorte de barrière invisible qui l'empêchait de passer (et qui n'empêchait aussi de sortir).

Et finalement, je n'ai pas eu le temps de faire plus ample connaissance avec tout ce petit monde, car ma bipède a finir par revenir pour me ramener dans notre terrier. Dommage, je pense que cela aurait pu être sympa aussi, surtout que ces bipèdes-là vivaient en groupe, cela aurait été intéressant pour mon étude sociologique du bipède. Ils avaient l'air plutôt sympa et je pense qu'on aurait pu bien s'entendre. Et puis, j'étais tout de même un peu fâchée après ma bipède, elle m'a une fois de plus fait croire qu'elle allait m'abandonner, pour finalement revenir la bouche en cœur, comme si de rien n'était ! Mais au fond de moi, j'étais bien heureuse d'être à nouveau dans mon terrier, avec ma bipède, et le lendemain, je finis par venir lui signifier qu'elle était pardonnée, et lui accordant l'immense honneur de me faire un toilettage en règle ! Et sans doute que j'aurais des occasions de revoir mes nouveaux amis bipèdes...

A bientôt !
Coca

samedi 9 avril 2011

Périples au pays des bipèdes

Cette semaine, il m'est arrivé des aventures. Des aventures comme il en arrive assez souvent depuis qu'on est dans le nouveau terrier, sauf que c'est chaque fois un peu différent et je ne peut pas prévoir ce qui va arriver. Mais ça commence toujours de la même manière.

Un terrier bipède est constitué d'une multitude de choses, et de pas mal de cachette pour y mettre ces choses, la boîte à légumes en est un assez bon exemple. L'une des occupations favorites du bipède, c'est de déplacer ces choses d'une cachette à une autre. Ce n'est pas de la nourriture, ce comportement n'est donc pas guidé par un besoin vital, sauf peut-être pour les matières fibreuses qui leur servent de pelage... Le reste, je pense que seul le bipède en connait l'utilité, quand au pourquoi du déplacement régulier de tous ces trucs...

Bref, de temps en temps, ma bipède est prise d'une frénésie de déplacement de ses pelages, qu'elle range dans une cachette bien particulière que j'ai vite appris à reconnaître. Tant que cette cachette est vide, tout va bien, dès qu'elle se remplit, il va se passer quelque chose. L'évènement est imminent quand elle prend sa cachette et la sort du terrier par la sortie de secours.

Plusieurs cas peuvent alors se présenter : soit je ne vais pas revoir ma bipède avant un moment, soit je vais moi-même être emmenée hors du terrier. Dans le premier cas, d'autres bipèdes viennent s'occuper de moi, me donner à manger, parfois me sortir et me câliner. Je ne sais jamais trop si ma bipède va finir par revenir, alors j'essaie de m'adapter à la situation du mieux que je peux, mais en général je m'ennuie beaucoup car les autres bipèdes sont juste de passage dans le terrier et le reste du temps je suis toute seule, enfermée dans mon sous-terrier. Alors je croise les pattounes pour que cette situation ne dure pas trop longtemps, et jusqu'à maintenant, ma bipède est toujours revenue et tout redevenait comme avant.

Dans le second cas, l'étape après la sortie de la cachette pleine de pelages, c'est ma mise en boîte. Ma bipède a une petite cachette spéciale pour moi, je n'ai jamais franchi la sortie de secours autrement que dans cette boîte. Sans doute le monde des bipèdes est-il trop dangereux pour qu'elle accepte que j'y aille de moi-même. Et puis dans cette boîte, c'est la bipède qui décide où je dois aller. Du coup, je ne suis jamais trop enthousiaste à l'idée d'y aller, mais ma bipède ne me laisse guère le choix, elle n'hésite pas à me prendre par la peau du cou pour m'y mettre. Au début, j'essayais de résister, mais ma bipède finissait toujours par parvenir à ses fins, au prix parfois de beaucoup de stress pour moi. Les bipèdes, tout maladroit qu'ils sont, n'en sont pas moins des prédateurs, alors s'ils veulent vraiment nous attraper, malheureusement, ils y arrivent, surtout dans l'espace confiné du terrier. Alors maintenant, quand je la vois poser la boîte devant moi, je capitule tout de suite, je me mets en position dans un coin du terrier et j'attends que ça se passe. Ma bipède fait cela de manière douce et ferme à la fois, ainsi cela se finit rapidement et sans stress.

Me voilà donc partie dans la boîte, emportée par ma bipède. Après un passage dans quelques galeries, nous voilà dans la garenne des bipèdes, au plus près des gros monstres bruyants dont je vous ai déjà parlé dans les premiers billets. Nous arrivons au milieu d'un troupeau au repos. Ils dorment les uns à côté des autres, bien rangés, et ne sont plus du tout bruyants ainsi. Et là, voyez-vous, ma bipède se dirige vers l'un d'eux, presque toujours le même, et me met à l'intérieur. Je sens que vous commencez à ne plus me croire, là... Mais pourtant, je crois bien que c'est ça, les bipèdes se servent en fait des gros monstres pour se déplacer. Ils parcourent de très, très longues distance par ce moyen, car quand je suis à l'intérieur, je sens bien que nous nous déplaçons très vite et très loin. Et plus le monstre devient bruyant, plus il va vite.

Enfin, après un temps plus ou moins long (de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures), nous finissons par arriver... Dans le terrier d'autres bipèdes, parfois des bipèdes qui vivent en groupe, comme des lapins. Et c'est exactement ce qui est arrivé cette semaine, on est allée chez d'autres bipèdes. Des bipèdes que je connais... Mais que je suis bavarde, la suite dans le prochain billet !

A bientôt !
Coca

dimanche 3 avril 2011

La communication : les sons du bipède

Pour vivre avec un bipède, il est important de pouvoir communiquer avec lui. Alors que chez nous autres lapins, la communication passe essentiellement par le corps, le bipède, lui, semble communiquer par émission de son. Donc dès le départ, vous pouvez voir que tout est en place pour assurer une incompréhension totale.

Pourtant, il nous est tout à fait possible d'apprendre à reconnaître certains sons et leur signification dans le langage bipédien, tout comme il est possible pour un bipède d'apprendre à communiquer avec le corps. Dans un premier temps, le plus simple, c'est quand même que ça soit le lapin qui tente de comprendre le bipède, parce-que d'ici à ce que le bipède comprenne le lapin, les carottes pousseront sur les buissons !

Donc rapidement, je dus me mettre à l'apprentissage du langage bipèdien. Comme je le disais, le bipède communique par son. Il semblerait que la succession des fréquences sonores ait une signification, mais la tonalité également, et c'est ce qui est le plus facile à décrypter au début. Lorsque j'ai rencontré ma bipède, elle utilisait essentiellement une tonalité douce, assez agréable aux oreilles. Mais quelques temps plus tard, alors que je m'enhardissais dans l'exploration du terrier, furetant ça et là, tentant d'arracher une feuille, de mordiller une branche ou de creuser, survient un son sec, qui claque et résonne dans nos grandes oreilles : « Non ! ». Je pressentais qu'il s'agissait là d'un avertissement, mais sans en comprendre la nature tout de suite.

Après un léger moment d'alerte où je redressais les oreilles pour tenter de comprendre ce qu'il se passait, ne voyant rien venir, je repris mes activités. Et là, le son est arrivé comme un grondement de tonnerre, plus grave et plus appuyé qu'avant, « Noooon ! ». Bon, décidemment, il doit y avoir quelque chose. Pourtant, je ne détectais toujours rien d'anormal. Je décidais à nouveau de ne pas en tenir compte, et là, subitement, je vois ma bipède fondre sur moi, avec une vélocité que je ne lui connaissais pas... De plus, son visage avait changé, car les humains savent également s'exprimer avec le corps, même s'il semblerait qu'ils aient eux-même peu conscience de ce fait. En tout cas, je lus sur son visage qu'elle semblait très contrariée, et je préférais donc fuir sans demander mon reste.

Par la suite, la situation se reproduisit plusieurs fois, et je finis par comprendre ce qui déclenchait sa colère, et par ne plus attendre de me faire chasser pour changer d'activité. Mais heureusement, la communication bipédienne ne se limite pas à cela. La plupart du temps, c'est même plutôt agréable, ma bipède passe son temps à roucouler quand je me tiens devant elle, et cela s'accompagne fréquemment de caresses et de temps en temps, d'un morceau de fruit. J'ai finit par reconnaître certains sons associés à ces choses agréables, d'abord par la tonalité, puis par la fréquence, même si la tonalité change. « Vient ! », « Manger ! » (souvent à la fin d'une mélodie plus longue, « On va manger? »), « Bisous »...

Il y a aussi les sons qui signifie un déplacement des troupes. « File ! » par exemple est très clair, il faut s'éloigner de l'endroit où on l'est. « Hop hop hop ! », il faut accélérer le mouvement. Oui car dès fois, le bipède s'improvise chef de la garenne, et malheureusement quand cela lui prend, on n'a guère le choix que d'obéir, car c'est l'un des moments où il n'hésite pas à utiliser ses attributs de prédateurs pour nous faire capituler. En effet, en dernier recours, si on n'obtempère pas, on finit par se faire attraper et soulever du sol, grand moment d'angoisse s'il en est... Même si généralement il n'est pas difficile de sortir des pattes du bipède, il vaut quand même mieux éviter d'en arriver là, à mon avis.

Enfin, il est un son que j'ai bien du mal à comprendre. Je m'explique, voici dans quelle circonstance je l'ai entendu pour la première fois : dans mon premier terrier, le sol était dur et glissant. Or le sous-terrier commun se trouve en hauteur, il faut donc sauter pour y aller. Et un jour, ce qui devait arriver arriva : mes pattes glissèrent sur le sol au moment où je prenais mes appuis pour monter dans le sous-terrier, et je ne pus donner la puissance suffisante à mon saut pour y arriver. Ma bipède, voyant cela, fut alors prise d'une espèce de crise, répétant à l'infini un son très fort, comme si elle avait des spasmes « Ha Ha Ha Ha ! ». Mais cela semblait être une réaction très joyeuse, d'après l'expression de son visage !

Je n'osais pas croire à ce que je voyais. Je venais de faire une terrible chute, qui aurait pu me mettre gravement en danger si j'avais été poursuivie par un prédateur à ce moment là, et cela mettait ma bipède en joie. Je n'avais jamais été autant outragée de toute ma vie. Je lui tournais immédiatement le dos, avant d'aller rejoindre un endroit tranquille d'où je ne percevrais plus ce signe de profonde trahison.

Pourtant par la suite, cela est également plusieurs fois arrivé alors que je ne bougeais pas, ou que ma bipède ne pouvait pas me voir de là où elle était. Au début, je continuais de penser qu'elle se réjouissait de mon malheur comme ça, sans raison, et je commençais à la trouver drôlement insolente. Je continuais de lui montrer ma désapprobation, mais ça ne l'arrêtait pas toujours. Quelques fois, la crise est tellement violente et dure si longtemps, que cela me fait carrément peur, et je préfère me mettre en sécurité en attendant que cela passe.

Donc j'avoue qu'aujourd'hui, je ne suis toujours pas bien sûre des raisons de ces crises, mais je finirais bien par percer le mystère un jour ! Il y a encore tant à dire sur la communication avec le bipède... mais je vous garde tout cela au chaud pour de prochains billets !

A bientôt !
Coca

mercredi 16 mars 2011

En attendant....

Coucou les amis, je ne vous oublie pas ! Je ne vous l'ai pas dit, mais en fait, j'ai besoin de ma bipède pour vous raconter mes aventures, et en ce moment, elle n'est pas assez disponible pour moi ! Mais dès qu'elle sera revenue à la raison, elle fera à nouveau ce que je lui dis ! 

J'en profite quand même de l'avoir sous la main pour vous signaler que c'est le printemps ! La garenne est en fleur, et j'y trouve déjà à manger ! Et avec le retour du soleil, le retour des siestes à l'ombre, à humer la délicate brise qui apporte à nos narines quantité d'odeurs à analyser... Il commence à faire chaud et je dois me débarrasser d'une couche de poil car la température grimpe vite dans le terrier l'après-midi. 

Le temps rend insouciant aussi, ma bipède oublie souvent de m'enfermer dans mon sous-terrier quand elle part. Mais bon, elle a la tête ailleurs de toute façon, alors tant mieux pour moi, je peux me prélasser successivement dans tous les sous-terriers toute la journée, c'est super chouette ! Par contre, elle n'oublie pas de devenir bruyante quand j'envisage des travaux d'agrandissement du terrier ou que j'explore les nouvelles possibilités. C'est pourtant le moment de le faire, mais elle ne comprend pas. Ah, mais c'est vrai que je vous avais promis un billet sur la communication humain/lapin ! A suivre...

A bientôt !
Coca

dimanche 27 février 2011

... aux câlins

Le temps passait et je prenais de plus en plus de plaisir à recevoir un toilettage, craquant des dents autant que je le pouvais. Dans le même temps, ma confiance envers ma bipède allait en grandissant. Si bien qu'un jour, je me surpris à réclamer un toilettage juste parce-que j'en avais envie, et non plus pour assoir ma position de dominante.

De toilettage, on passait donc aux câlins, qui impliquent une notion affective. Car si maladroite qu'elle put être, je sentais ma bipède se détendre quand j'étais auprès d'elle, et me renvoyer une profonde sensation de bien-être. Et moi aussi, je commençais à me plaire dans cette vie-là, et à apprécier sa compagnie. Un jour, je ne pus me retenir et je me jetais contre elle, et je perçus tout de suite que cela la rendait heureuse ! Et j'étais heureuse aussi !

C'était le début d'une grande histoire d'amour. Ma bipède s'appliquait de plus en plus pour trouver de nouvelles techniques de toilettage qui provoquaient encore plus de plaisir. Parmi mes câlins favoris, on retrouve celui qui stimule les joues et la nuque en même temps, plaisir maximum ! Le câlin qui part du nez et qui s'étire jusque dans la nuque en passant entre les 2 oreilles est pas mal non plus.

J'appréciais aussi de plus en plus que ma bipède se propose de me réchauffer. Au début, c'est délicat, vu la taille du bipède, de lui demander de se coucher sur nous. C'est même inenvisageable, tellement le danger semble grand. Mais c'est le bipède lui même qui trouve la solution, nous recouvrant juste de son membre supérieur, qui n'est pas trop lourd pour nous tout en provoquant une compression agréable et pleine de chaleur. Idéal pour faire une sieste pleine de beaux rêves !

Enfin quand la détente devient totale, j'en arrive même parfois à m'autoriser un relâchement des pattes arrières. Oui, celles qui nous permettent de décoller instantanément en toute situation ! Mais dès fois, j'y peux rien, je suis tellement bien, ça sort tout seul. Bon, quand je m'en rends compte, j'aime bien essayer de les ramener sous moi un peu quand même, par acquis de conscience... Mais souvent le combat est perdu d'avance alors je finis par accepter de me détendre complètement. Ma bipède est digne de confiance, elle n'a jamais essayé de me faire un coup fourré dans cette position !

C'est comme ça que j'ai maintenant la même relation avec ma bipède que celle que je pourrais avoir avec un lapinou favori dans la garenne : toilettage mutuel, siestes collées/serrées, confiance totale... La seule différence, c'est qu'il subsiste parfois quelques soucis de communication, dont je vous parlerais sûrement dans le prochain billet!

A bientôt !
Coca

jeudi 17 février 2011

Du toilettage...

L'une des occupations principales, chez nous les lapins, c'est le toilettage. Déjà, ça permet de bien remettre les choses en ordre, qui domine qui, donc in fine, qui aura le droit ensuite de manger en premier, de choisir les meilleurs reproducteurs, etc... Un geste social vital dans nos communautés, garant de la paix des ménages. Et accessoirement, c'est également un moment de détente et de bien-être, tout à fait appréciable quand on vit en permanence dans l'angoisse du prédateur.

Quand on vit avec un bipède, il faut donc rapidement le mettre au fait des usages. Ce n'est pas parce-qu'il est prédateur qu'il peut se soustraire à ses obligations. Et en fait, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le bipède ne pose aucune difficulté à se soumettre, on dirait même qu'il n'attendait que ça !

Car autant que je m'en souvienne, ma bipède a présenté des signes de soumissions avant même que je ne lui demande quoi que ce soit. C'était même un peu gênant au début, car on ne se connaissait pas encore bien, et tout d'un coup comme ça, hors contexte, j'étais gratifiée d'un toilettage léger sur la tête. Mais j'avais bien entendu le message, et dès lors que j'estimais que nous étions assez intime pour cela, je vins lui réclamer mes toilettages.

Au début, la bipède était pour le moins maladroite, voire intrusive. Déjà, le bipède rechigne à utiliser sa langue pour cela, il préfère utiliser l'une de ses pattes supérieures. A l'usage, cela se révèle plutôt pratique car les pattes supérieures de bipède, à défaut de pouvoir être utilisées pour courir, sont plutôt fonctionnelles. Elles couvrent une plus grande surface que la langue, le toilettage est donc plus complet et plus efficace. Mais cette particularité leur permet également de nous recouvrir complétement, ce que nous ne pouvons autoriser dans un premier temps. Heureusement, ma bipède s'améliorait rapidement et les toilettes devinrent franchement agréables.

Bientôt, je me détendais même complétement, jusqu'à autoriser le recouvrement complet, situation fort douillette il faut le dire. Dès lors que je savais que je pouvais partir à tout instant, il devenait moins dangereux de se laisser aller. Cependant, au début, je devais être fort vigilante pour ne pas m'endormir dans cette position, me mettant alors en situation dangereuse. Pourtant un jour, le sommeil fût plus fort que tout et je m'endormais ainsi... Mais rassurez-vous, à mon réveil, en sursaut comme vous pouvez l'imaginer, en colère contre moi-même d'avoir fait acte de faiblesse, je pu constater que j'étais toujours libre de m'en aller comme bon me semble.

Il restait cependant un point à éclaircir. En effet, tout comme nous autres, au bout d'un moment, le bipède se lasse du toilettage. Dans un premier temps, je fis donc ce que l'on m'avait appris, un petit coup de quenotte léger pour rappeler ma bipède à l'ordre. Mais cela déclenchait chez elle des réactions tout à fait inappropriées. Elle devenait tout d'un coup extrêmement bruyante, faisant de grand geste, allant jusqu'à me chasser du sous-terrier commun, ce qui n'est pas du tout en rapport avec sa position sociale. J'avais beau revenir plusieurs fois à la charge, elle persistait dans son attitude irrespectueuse. Nous aurions pu nous fâcher pour de bon à ce moment-là.

Eh bien figurez-vous que ce qu'attend la bipède pour continuer le toilettage, c'est... d'être toilettée aussi. Oui, je vous vois lever les yeux au ciel, on frise là l'insulte la plus totale. Pourtant, quand on connait l'habileté au toilettage des bipèdes, il devient dur de s'en passer, cela pouvait donc valoir le coup de passer outre, après tout, ce ne sont que des humains, ils ne savent pas ce qu'ils font, les malheureux. Je me risquais donc à un toilettage léger, et victoire, ma bipède repris de plus belle ses caresses, avec une intensité redoublée. Je pense que c'était là la première fois que j'essayais de comprendre et d'utiliser le langage humain, avec succès comme vous le voyez. Je ne crois pas que l'humain se considère chef parce-qu'il a reçu un toilettage, il faut plutôt y voir une forme d'encouragement. En procédant ainsi, on peut se faire toiletter aussi longtemps que l'on veut. Et on finit même par rendre le toilettage de bon cœur !

A bientôt!
Coca


Obtenir un toilettage de bipède? Trop facile!

dimanche 30 janvier 2011

La garenne - 2ème partie

Je vous ai laissé sur un suspense insoutenable... Les trésors de la garenne du bipède ! Bon, je crois que ma bipède a pris l'initiative lors du précédent message de mettre une image de moi dans la garenne, alors finalement vous avez déjà eu un aperçu des trésors : des plantes fraîches et goûteuses !

A partir du moment où j'avais découvert cela, inutile de vous dire qu'aller à la garenne devint une obsession... Capucine, basilic, menthe, roquette, ou même simplement herbe fraîche, la garenne est un paradis. Mais je dois tout de même vous raconter comment, à l'âge d'un an, je me ridiculisais comme si j'avais été une jeune lapine ignorant tout de la vie. J'en rougis encore, quand j'y repense...

J'étais habituée dans le terrier à ce que la nourriture me parvienne déjà découpée... si bien que j'ignorais que dans la garenne, la nourriture était attachée. C'est ainsi que la première fois qu'une feuille de capucine se trouva sous mon nez, je plantais bêtement mes quenottes dedans et tirais dessus pour emmener mon butin à l'abri. Et une fois arrivée dans ma cachette, je me rendais compte qu'il ne restait rien de ma prise. Les fois suivantes, je tentais donc de tirer plus sèchement sur les feuilles, mais la plante se rétractait alors violemment et j'avais un morceau à peine plus grand qu'avant dans la bouche... Oui, je vous vois vous marrer en imaginant la scène ! Mais moi, je ne savais pas ! Depuis j'ai compris que je devais manger sur place, avec toute la vulnérabilité que cela entraîne... Et oui, à la garenne, une vigilance permanente s'impose, je comprends maintenant pourquoi on m'a dit cela.

Quoi qu'il en soit, je profitais grassement de toute cette verdure qui m'était offerte. Pourtant au fil des jours, les températures baissaient et les plantes cessaient petit à petit de faire de nouvelles feuilles, jusqu'à finalement jaunir complètement. L'hiver était arrivé, et bien que j'en avais entendu parler, j'imaginais que ce serait différent chez les bipèdes. Mais ça ne l'est pas, la Nature reste la plus forte, et quelque part, cette idée me rassurait. Je pus ainsi connaître la variété des saisons, le froid, la pluie, le vent, tout ce dont je suis à l'abri dans le grand terrier. La garenne, ça se mérite !

Je continuais pourtant de vouloir y aller, car c'est aussi un formidable terrain de jeu, comme vous le savez. Le lieu idéal pour les courses et les binkies les plus fous. Bon, il faut avouer que le terrier bipédien est assez grand pour en faire à l'intérieur, donc rassurez-vous, je pouvais en faire avant de connaître la garenne. Mais l'ouverture sur l'extérieur y apporta une nouvelle dimension ! La garenne comporte aussi de nombreuses cachettes parmi les plantes, c'est donc un régal de se défouler là de bon matin, puis de se planquer, et de faire un peu tourner la bipède en bourrique. Le matin, c'est mon moment préféré, ma bipède a ordre absolu de m'ouvrir ! Déjà parce-que je dois faire le tour du propriétaire, mais aussi parce-que rien ne vaut une course dans la garenne pour se réveiller et être en pleine forme !

Et cet hiver, j'ai découvert quelque chose de formidable : la neige... Je l'avais déjà vu de loin dans l'ancienne garenne (oui car j'ai connu 2 garennes et pas mal de terrier de bipèdes, faudra que je vous explique tout ça un jour), mais dans la nouvelle garenne, j'ai pu gambader dedans !

Le premier jour où je l'ai vue, je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait. Ma bipède poussait des grands cris de joie en ouvrant l'issue vers la garenne (des genres de 'Oh', 'Ah' !), et moi je voyais juste que tout était blanc, comme moi ! La garenne ne ressemblait plus du tout à ce que je connaissais, je ne savais pas au début si je devais y aller ou non. Je suis donc restée un long moment à l'entrée du terrier, examinant la situation, voyant que tout cela n'avait pas l'air de bouger, l'air glacial ébouriffant mon poil... Et je décidais de me lancer !

Première surprise, cette matière blanche cédait sous mon poids, au lieu de marcher dessus, je me suis retrouvée à labourer la garenne avec mon poitrail... Deuxième surprise, cela mouille les pattes, comme la pluie! J'ai rapidement du m'arrêter pour sécher tout ça d'un coup de langue râpeuse, et oui, c'était vraiment de l'eau, la plus pure qui soit ! J'essayais donc d'en manger un peu, et en effet, la matière se dérobait instantanément sous mes lèvres, fondant en une eau glacée. Mais rapidement, ma bipède m'avertit d'un danger, selon elle, cela n'était pas souhaitable de manger de la neige. Je n'ai pas trop compris pourquoi, mais voyant tout ce qu'il était possible de faire d'amusant dans cette neige, j'acceptais volontiers de passer à autre chose.

Je tentais donc ensuite de l'enlever, grattant de toutes mes forces, mais il en restait toujours autant. Néanmoins, le terrain commençait à devenir praticable, et je finissais par reconnaître les traits de la garenne que je connaissais, enfouie sous la neige. Le froid commençait aussi à me saisir, alors je me mis à tester la qualité du terrain en cas de départ anticipé. J'en déduis alors qu'il ne fallait pas tenter de labourer comme je l'avais fait au début, cela est trop long et trop fatiguant. Les déplacement sont plus aisés en sautant d'un point à l'autre par dessus la neige, il faut juste prévoir que la réception se fasse un peu plus bas que cela en a l'air, la neige s'effondrant à l'arrivée ! Mais une fois cela compris, la neige est très amusante, j'adore y faire mes binkies matinaux, j'en voudrais tous les jours !

Cela a duré presque un mois, et depuis, la pluie est revenue. Les températures sont remontées, mais la pluie et le vent, tous les pinous le savent, c'est vraiment pas bon. J'espère revoir encore un peu neige, ou alors voir arriver le printemps... et son lot de pousses fraîches et goûteuses!

A bientôt !
Coca


 
La neige, c'est pas stable...

Mais on s'y amuse beaucoup!