Coca, c'est moi !

Coca, c'est moi !

dimanche 31 août 2014

Un été chez les bipèdes : 2ème partie

    Eh bien chers amis, une année s'est écoulée et j'ai complètement oublié de venir vous raconter la suite de ce voyage. J'y repense aujourd'hui car je suis retournée au même endroit cet été et il y avait du changement... Mais revenons d'abord au commencement avec le séjour de l'an passé !

    Pour rappel, ma bipède m'a embarqué dans ce que l'on pourrait qualifier de moyen de transport collectif pour aller voir des bipèdes amis. C'est ainsi que je suis arrivée dans un énorme terrier où une petite place m'était réservée. Je n'étais pas libre de me déplacer à ma guise dans le terrier, mais c'était plus grand que mon sous-terrier habituel ; ce n'est pas toujours le cas lorsque nous nous déplaçons, j'étais donc assez reconnaissante.  

    Comme d'habitude en de pareilles occasions, ma bipède passe plus de temps à vocaliser avec ses congénères qu'à s'occuper de moi. J'imagine que je ne peux pas lui en vouloir, mais j'admets que ça rend le temps long. Heureusement, arrive toujours un moment où j'ai le droit de visiter le terrier étranger. C'est toujours intéressant d'étudier un nouveau terrier bipède, il n'y en a pas deux qui se ressemblent. Visiblement, ils n'ont pas su se mettre d'accord sur les normes de construction, à l'inverse de nous autres lapins.  

    Voici donc venu le temps de la visite. Ayant eu quelques heures pour observer les allers-venues, j'ai tout de suite su où se trouvait le centre de l'action et je m'y dirigeais immédiatement d'un pas décidé. A peine tourné le coin de la galerie, je constatais que les volumes de ce terrier était bien différent du notre : c'était très grand et le plafond était très haut ! Pas vraiment pratique à chauffer l'hiver, vous aurez compris, il n'y a bien que des bipèdes pour construire des choses pareilles. Il aurait fallu s'entasser à plusieurs milliers de lapins pour remplir l'espace. Heureusement c'était l'été et les températures y étaient agréables, bien plus que dans notre petit terrier où il fait toujours trop chaud, d'ailleurs.

    J'explorais donc ce nouvel habitat, mais rapidement quelque chose m'interpelât... Cette odeur douceâtre qui flotte dans l'air... Bon sang, mais je ne suis pas la seule lapine ici ! Et en effet, je ne tardais pas à découvrir le pot aux roses au détour d'un recoin, où je trouvais les toilettes aménagées par les bipèdes pour mes colocataires. Ils étaient deux, une fille et un garçon. La fille semblait jeune.  

    Cependant, cela a encore mis un moment avant que je puisse les apercevoir. Ils vivaient dans un sous-terrier séparé et les bipèdes semblaient prendre toutes les précautions pour que nous ne nous rencontrions pas. Mais un jour, les bipèdes semblaient contrariés par le comportement de mes congénères et décidèrent de me montrer la fille. Et je dois bien dire que j'ai eu un choc : non seulement elle était minuscule, mais en plus elle avait les oreilles tombantes elle aussi, comme un autre congénère que j'avais pu entrevoir chez des bipèdes chez qui j'allais parfois. Serais-je la seule lapine aux oreilles normales vivant chez des bipèdes?  

    Quoiqu'il en soit, j'étais prête à entendre ce qu'elle avait à me dire, pas mécontente de pouvoir bavarder un peu avec une collègue et avoir son avis sur la vie chez les bipèdes. Mais deuxième déception : de son côté, elle ne semblait pas du tout ravie de me voir et m'a abordé directement de manière vindicative :

  • Lapine : Wesh, t'es qui toi?
  • Moi : Coca, enchantée.
  • L : Oh, tu sais que t'es sur mon territoire, là !
  • M : Oui je m'en doute, mais je n'ai pas choisi d'être là, tu sais bien, les bipèdes...
  • L : Z'y va, comment elle me parle l'autre !  
  • M : Mademoiselle, s'il vous plait...
  • L : Je vais appeler mon pote et on va te mettre la pâtée !
  • M : Mais enfin, je ne...
  • L : Comment t'es fresh, casse-toi et que je ne te revoie plus ici !
  • M : ….
   
    Heureusement, les bipèdes mirent rapidement fin à cet entretien gênant. Visiblement, la lapine accusait son ami d'être responsable de ma présence, mais après m'avoir vue, ils décidèrent de se liguer face à l'adversité (c'est-à-dire moi) et l'entente retrouvée semblait satisfaire les bipèdes. J'étais un peu déçue que l'on se soit servi de moi pour cela, mais surtout déçue de voir à quel point la vie aisée que nous menons chez les bipèdes pouvait en changer certains. Je m'attendais à ce que l'on discute autour d'un jus de pomme et d'une assiette de plantain frais, mais je n'ai récolté qu'hostilité à mon égard. Suite à cet incident, les bipèdes nous ont à nouveau tenu éloignés et le reste du séjour s'est déroulé sans encombre. 

    Puis un soir, nous sommes remontées dans un gros monstre collectif et nous sommes rentrées dans notre terrier. La vie a repris son cours, jusqu'à cet été... la suite au prochain billet !  

samedi 19 octobre 2013

Un été chez les bipèdes, 1ère partie

     Bonjour les amis, cela fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de ma vie chez les bipèdes, mais il faut dire que cela fait plus de 6 ans maintenant et une certaine routine s'est installée. Cependant, cet été il m'est arrivé quelques nouvelles aventures que je m'en vais vous conter.

      Je vous avais déjà raconté comment ma bipède me faisait voyager en gros monstre, cet été n'y a pas fait exception puisque comme d'habitude nous sommes allées dans la famille de ma bipède. Il a fait particulièrement chaud et j'ai donc surtout le souvenir d'avoir beaucoup dormi, écrasée par la chaleur malgré les nombreuses tentatives de ma bipède de me soulager avec des pierres froides.  

      Mais nous avons également fait un autre voyage par un mode de transport encore plus impressionnant que le premier et que je ne connaissais pas du tout. C'est arrivé un beau matin, très tôt, j'ai vu ma bipède préparer une cachette de pelage et nous sommes partis en gros monstre comme d'habitude. Mais le trajet n'a pas été très long, nous en sommes vite ressorti et nous avons attendu quelques instants dans la fraîcheur de l'aube sur une de ces garennes pierreuses typiquement humaine. D'autres bipèdes semblaient également attendre quelque chose dans cette garenne, mais ils ne communiquaient pas avec la mienne.  

      C'était calme, quand soudain un grondement terrible s'est fait ressentir. Et là, c'est un énorme monstre qui semblait foncer droit sur nous qui a commencé à provoquer un peu d'agitation parmi les bipèdes. Le monstre était si grand que je n'en voyais ni le début ni la fin, et il s'est arrêté à notre hauteur dans un vacarme assourdissant. Ma bipède ne paraissait pas plus impressionnée que ça et m'a fait monter à l'intérieur avec les autres bipèdes qu'elle ne connaissait pas.  

      Je dois dire que je n'en menais vraiment pas large, le monstre était beaucoup plus bruyant que celui que nous utilisons d'habitude, à la hauteur de sa taille impressionnante. Il ne semblait cependant pas se mouvoir beaucoup plus vite, mais il fonçait tout droit avec très peu de virage. Il secouait pourtant tout autant, et chaque soubresaut s'accompagnait de bruits inquiétants. De temps en temps, une voix féminine se faisait entendre et la bête s'arrêtait, entraînant quelques déplacements de bipèdes. Mais ma bipède ne bougeait pas, elle semblait fermement décidée à me faire vivre ce calvaire jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'un ultime arrêt la réveille, elle et les autres bipèdes qui avaient tenu bon, et le monstre s'est vidé d'un coup.  

      Mais cela n'était que le début de ce périple, ce premier arrêt nous ayant mené dans un endroit grouillant de bipède qui courraient dans tous les sens. Je n'avais vu cela de ma vie, des centaines de bipèdes dont les déplacements ne semblaient répondre à aucune logique de groupe. Nous avons attendu un moment dans cet endroit, où j'ai tout de même rencontré un autre compagnon d'infortune, enfermé comme moi dans une de ces boîtes où on ne peut pas bouger. Il ne semblait pas très inquiet, il avait l'habitude me disait-il, sa bipède lui faisant régulièrement subir ce type de voyage en énorme monstre. D'après lui, le prochain monstre dans lequel j'allais monter serait moins bruyant que le premier et même plus confortable que les petits monstres où les bipèdes se déplacent individuellement.  

      Enfin, une nouvelle annonce de la voix féminine déclencha une réaction de ma bipède, qui suivi un troupeau en direction de l'un des monstres. Ce nouveau monstre était organisé différemment du premier, l'intérieur était aménagé comme un terrier avec plusieurs pièces reliées par une galerie. Nous sommes rentrées dans l'une des pièces où nous avons pris place avec d'autres humains. J'étais la seule lapine cette fois. Mon camarade avait raison, cette fois le bruit était beaucoup moins fort, nous n'étions plus secouées, par contre il y avait des moments où nous allions vraiment très très vite et cela faisait un peu mal aux oreilles. J'ai tout de même fini par m'endormir, et heureusement car c'est cette partie du trajet qui a été la plus longue.  

      Au bout de quelques heures, nous sommes arrivées dans une région que je ne connaissais pas, et en descendant du monstre, ma bipède s'est mise à vocaliser bruyamment avec deux bipèdes qui l'attendaient sur la garenne. Je crois que je les avais déjà vu, mais les autres fois nous étions allées les voir en monstre normal et nous avions pris la direction de l'ouest, alors que là l'énorme monstre a pris la direction du sud-ouest.  

       Les bipèdes amis avaient leur propre petit monstre, et comme au départ, le voyage s'est achevé par quelques minutes de ce moyen de transport. Nous sommes alors arrivées dans un immense terrier... mais il se fait tard, la suite dans le prochain billet !

A bientôt !

mercredi 4 avril 2012

Le dodo

Ah, dormir, voilà bien une occupation agréable. Le confort et la relative sécurité du terrier de bipède permet des siestes de toute sorte, bien que parfois perturbées par des bruits incongrus. Car tout de même, nous sommes des lapins, et il est de bon ton de ne dormir que d'un œil et de se tenir prêt à détaler à tout instant en fonction de la situation. Mais globalement, je n'ai pas à me plaindre, je dispose de plusieurs endroits fort plaisants pour m'adonner au sommeil plusieurs fois par jour.

Les bipèdes, eux, ne dorment pas comme nous. Déjà, ils ne peuvent dormir que complètement affalés, je n'ai jamais vu ma bipède dormir assise ou debout, ou même simplement dans une position qui permet de se relever rapidement. Et puis, ils ferment toujours les yeux, un bipède qui a les yeux ouverts ne dort pas, soyez-en sûr. Enfin, ils dorment très longtemps, mais en une seule fois la plupart du temps, bien qu'une petite sieste puisse survenir de temps à autre. Je pense que tout cela tient à leur position de prédateur : oui, on peut dormir tranquille, quand on ne risque pas de se faire croquer à tout instant ! Enfin le bipède aime la plupart du temps se cacher complètement sous un épais pelage pour dormir. On les comprend, sans fourrure, on pourrait vite se refroidir en dormant !

Pendant le sommeil, il y a plusieurs types de bipèdes : il y en a qui produisent un espèce de fort ronflement, un peu le même genre de bruit que font les gros monstres qui parcourent la garenne des bipèdes. Et d'autres, dont fait partie ma bipède, qui sont complètement silencieux. Ça en est presque inquiétant, je vais parfois vérifier au niveau de son nez si elle respire toujours, mais oui jusqu'à présent, ça a toujours été le cas. Souvent même, je la réveille un peu en la poussant du museau, et elle me rassure par un petit geste à mon égard, une petite gratouille sur la tête, par exemple. Par contre, ceux qui font du bruit, on n'a aucun doute, ils vivent encore ! Encore une fois, c'est bien beau d'être un prédateur pour se permettre de faire autant de bruit en roupillant... non mais imaginez un peu si nous en faisions autant, ce serait comme d'aller faire des binkies sous le nez d'un renard, dans le genre discret ! Mais c'est vrai que les renards ne sont pas hyper courant chez les bipèdes.

Souvent, quand ma bipède est aux abonnées absentes, cachée sous son gros pelage, j'en profite pour dormir profondément aussi. Car ces périodes correspondent à un calme généralisé de l'ensemble du monde des bipèdes : il y a beaucoup moins de bruit provenant de la garenne, je pense que tous les bipèdes doivent dormir à peu près en même temps. Ce qui ne m'empêche pas de dormir également profondément en pleine journée, quand l'activité des bipèdes est à son comble. Je pense qu'en temps cumulé, nous dormons beaucoup plus qu'un bipède ! Mais par période beaucoup plus courte, je ne sais pas comment fait ma bipède pour dormir aussi longtemps sans manger, boire ou aller à la litière, mais elle le fait. Et à l'inverse comment elle peut rester éveillée tout ce temps, sans piquer un petit somme. Mais au moins pendant ce temps, elle est disponible pour me faire des câlins, et me permettre à moi de dormir en faisant plein de rêves étranges, où je parcours des garennes immenses... D'ailleurs, j'y retourne, parce-que c'est pas tout ça mais...

Zzzzzz...

A bientôt !
Coca

samedi 26 novembre 2011

Le bipède : leçon de choses

Les bipèdes, on sait tous à quoi cela ressemble ! Ce sont ces curieux animaux verticaux qui marchent sur 2 pattes. Mais moi qui en fréquente de très près, je peux vous dire que le bipède présente bien d'autres curiosités que ses membres allongés et déformés.

Tout d'abord, savez-vous qu'un bipède ne possède presque pas de poils? Surtout les femelles, les mâles semblant un peu mieux lotis. Dans la garenne, de loin, on a l'impression que seul leur visage et leurs pattes avant sont nus, mais c'est faux, ils sont entièrement nus. En tout cas, ils n'ont pas de pelage naturel digne de ce nom, rien qui protège du froid et du mauvais temps, ça c'est sûr ! Ce qui fait illusion, ce sont les pelages artificiels dans lesquels ils se glissent. J'ai déjà étudié de très près ces pelages, et certains sont constitués de matières naturelles tout à fait reconnaissables, telles que le poil de mouton, ou des fibres végétales diverses. D'autres sont des matières tout à fait étrange, dont rien n'évoque quelque chose qui existe dans la nature. Ils peuvent enlever et remettre ces pelages à volonté, ce qui leur permet de s'adapter à la température. Il en existe de toutes les formes et de toutes les couleurs, et ils adorent en changer régulièrement, ce qui signifie qu'il ne faut jamais se fier au pelage pour reconnaître un bipède. Toujours se fier à la reconnaissance nasale uniquement.

En fait il semble que leur pelage soit concentré sur la tête. Avec cette fois-ci une tendance inverse entre mâle et femelles : ces dernières sont généralement beaucoup mieux pourvues. Elles semblent d'ailleurs en prendre grand soin, et il me semble qu'il s'agisse pour les bipèdes d'un attribut sexuel. Ce reste de pelage, qui pourrait s'apparenter à la crinière d'un lion, peut être de couleur et de forme varié. Cependant là aussi, ils semblent capable de pouvoir en changer comme bon leur semble, donc ne pas s'y fier ! Le nez, seulement le nez !

A propos de nez, chacun sait que l'humain sent incroyablement fort. Dans le genre discret, il est le maître du règne animal, d'ailleurs nous savons bien qu'il s'agit de son principal point faible en situation de prédation, avec sa maladresse légendaire à la course. Pourtant le bipède est propre, mais il ne se lave pas comme nous : il se mouille entièrement et se frotte tout le corps avec ses longues pattes avant. Je crois qu'il se frotte avec des plantes, fleurs ou fruits, afin de tenter de masquer son odeur par ajout d'autres odeurs. Mais c'est loupé, même si l'odeur humaine est moins prenante tout de suite après sa toilette, les bonnes odeurs viennent seulement se rajouter à leur odeur naturelle, sans la remplacer. Heureusement leur origine non-humaine ne permet pas de les confondre avec l'odeur du bipède, ainsi ce dernier est toujours identifiable, même si cela peut parfois nécessiter de venir sentir le nez ou la bouche pour en être sûr.

Allons maintenant un peu plus loin. Le rythme cardiaque et respiratoire du bipède est très lent, mais très puissant. Ses muscles sont certainement bien dimensionnés, car le cœur cogne fort dans sa poitrine, et la respiration soulève sa cage thoracique d'une bonne longueur de patte de lapin. Et s'il éternue, tous aux abris, la déflagration est terrible. Cela me surprenait fortement au début, déclenchant un départ réflexe à tout coup. Maintenant j'ai appris à reconnaître quand l'éternuement arrive, et ma bipède a la gentillesse de s'écarter un peu préventivement de moi pour que je ne sois pas percutée par le spasme, ce qui permet de reprendre le câlin tout de suite après. Mais parfois, ça vient sans prévenir, et je n'y peux rien, je bondis! Bref, le bipède est tout de même un animal puissant, bien sûr parce-qu'il est grand, mais certainement aussi parce-qu'il est prédateur.  

Pour autant, je ne perçois pas forcément de signe que ma bipède part réellement à la chasse. Elle ne ramène jamais aucune odeur qui va dans ce sens. Pas plus qu'elle ne ramène de manière visible un animal qu'elle aurait chassé. Pourtant je sais qu'elle mange de la viande, car cela se sent, mais je ne sais pas comment elle se la procure. Tout comme finalement je ne sais pas vraiment où elle se procure les fruits et légumes qu'elle partage avec moi. Ce qui est sûr, c'est que le bipède est omnivore, il est en réalité tout à la fois prédateur et paisible brouteur. C'est sans doute pour cela qu'il peut établir une relation avec des animaux comme nous et voir au-delà d'un bon repas. Le bipède n'est pas si mauvais, dans le fond !

A bientôt,
Coca

lundi 15 août 2011

Le changement de terrier

Je pense que j'y ai déjà fait allusion plusieurs fois, le terrier que je partage actuellement avec ma bipède n'est plus celui dans lequel nous avons fait connaissance. Je vais donc vous raconter aujourd'hui le changement de terrier.

Au départ, le terrier de ma bipède était plutôt grand et bien construit puisqu'il comportait plusieurs pièces, tout comme un terrier de lapin. Il n'y avait qu'une pièce qui m'était interdite (mais j'ai quand même réussi à y aller plusieurs fois, hé hé), c'était celle qui contenait le sous-terrier pour le dodo de ma bipède. Elle en rebouchait toujours soigneusement l'entrée mais j'ai su m'y faufiler assez souvent pour savoir de quoi il retournait. Autrement, tout le reste était à moi, de même que la spacieuse garenne ombragée qui m'a permis d'observer en détail la garenne des bipèdes, tout en étant à l'abri. On y est resté assez longtemps, 2 cycles de saisons environ.

Mais un moment est arrivé où ma bipède sortait de moins en moins du terrier, et surtout beaucoup moins longtemps que d'habitude. Il y a de temps en temps des périodes comme ça, où ma bipède dort très longtemps le matin et sort peu, mais ça dure une ou deux semaines. Là, ça commençait à se compter en mois. Et même si c'était plutôt sympa de l'avoir toujours à la maison (surtout qu'à l'époque, les sorties de mon sous-terrier étaient conditionnées par sa présence, donc bipède souvent là était égale à plus de sortie), je sentais bien que quelque chose se préparait.  

Jusqu'au jour où elle a été prise d'une frénésie de déplacement d'objet bien plus importante que d'habitude. Progressivement, l'intégralité du terrier s'est retrouvée contenue dans des cachettes en feuillage. Enfin un beau matin, pleins de bipèdes sont venus pour emporter les cachettes, et pour finir ma bipède m'a embarqué dans son gros monstre, laissant derrière nous un terrier vide. Dans la nature, cela arrive que nous ayons à quitter un terrier, le plus souvent car il a été inondé par des précipitations trop importante. Mais là, le terrier était toujours bien au sec et je n'ai donc pas vraiment su pourquoi nous l'avions quitté.

Bref, ce soir-là, nous avons dormi dans le terrier des parents de ma bipède. Puis ma bipède s'est absentée pendant 2 jours, et lorsqu'elle est revenue me chercher, nous avons fait un très long voyage. Nous sommes finalement arrivées dans un autre terrier, beaucoup plus petit que le premier, mais surprise : toutes les cachettes contenant l'ancien terrier étaient là, et le sous-terrier commun était déjà en place, avec encore nos odeurs dessus. Je reconnu également le sous-terrier de ma bipède, celui qu'elle n'avait eu de cesse de me cacher... Cette fois il était là, devant moi, complètement accessible. Je compris donc rapidement que ce terrier, c'était notre nouveau terrier et qu'on allait y rester un moment! Ma bipède recommençait d'ailleurs à s'absenter fort longtemps en journée, et je su que les choses allaient reprendre leur cours normal.  

Mais il y avait un problème, ce nouveau terrier, il ne comportait qu'une seule pièce, et j'avais beaucoup moins de place pour gambader ou simplement pour me mettre au calme. Je tentais donc rapidement des travaux d'agrandissement, mais cela semblait ne vraiment pas plaire à ma bipède. Je trouvais rapidement la garenne, mais là aussi elle était beaucoup plus petite qu'avant, et beaucoup plus fermée. Je ne vois plus ce qui se passe en bas, dans la garenne des bipèdes, bien que j'entende parfaitement les bruits qui en provienne.  

Mais dans ce nouveau terrier, je pu enfin acquérir ma liberté. Cela a commencé la nuit, puisque cette fois ma bipède dormait dans la même pièce, elle a rapidement réalisé l'incongruité de la situation : je suis enfermée alors qu'elle est là, devant moi... J'obtins donc rapidement le droit de me balader librement pendant que ma bipède dort, même si concrètement, à cette heure-là, je dors moi aussi ! Mais je peux choisir où je veux dormir ! Il n'y a qu'un endroit qui ne va pas, c'est le sous-terrier de ma bipède : quand elle y dort, je n'ai pas le droit de la déranger. Mais je me permets de le faire quand même de temps en temps, quand elle tarde trop, hi hi hi !

Et depuis peu, j'ai également le droit de me balader en journée, lorsqu'elle s'absente longtemps. Je suis de toute façon habituée depuis longtemps à faire la sieste à ces heures-là, et puis à quoi bon réclamer nourriture et câlins quand elle n'est pas là? Autant dormir gentiment jusqu'à ce qu'elle rentre.

Au final, le terrier est plus petit, mais j'y accède tout le temps, donc cela revient au même que d'avoir un immense terrier qu'on ne peut pas explorer la moitié du temps ! Je ne sais pas encore combien de temps nous resterons ici, cela fait bientôt 2 ans que nous y sommes, peut-être un nouveau changement bientôt?

A bientôt !
Coca

vendredi 3 juin 2011

Il fait chaud...

Nous autres lapinous, on aime se tenir chaud, mais pas qu'il fasse chaud... Un peu contradictoire? Mais non, pas tant que ça. Un terrier de lapin, c'est creusé profond dans la terre, là où la température est constante... et plutôt fraîche. Donc il est normal qu'on aime se serrer un peu pour se tenir chaud. Mais en été, vous nous verrez rarement mettre le nez dehors avant la tombée de la nuit, quand les températures commencent à baisser, parce-que la forte chaleur, on n'aime pas ça du tout !

Mais dans un terrier de bipède, il fait beaucoup plus chaud que dans un terrier de lapin, même en hiver. Et en été, n'en parlons pas, ça peut même devenir un peu limite pour nous. J'ai le souvenir d'un été dans notre ancien terrier où c'était carrément dur, j'osais à peine bouger et même manger était un effort insupportable. Ça arrive fréquemment pendant disons 2-3 jours en été, mais là ça avait duré très longtemps, et je me suis demandée si j'allais m'en sortir. Ma bipède a fait ce qu'elle pouvait pour me soulager, elle m'humidifiait les oreilles et me mettait un bloc de glace au dessus de mon sous-terrier, un air vaguement plus frais en descendait. Je pouvais rester couchée dessous, mais malgré tout, c'était insupportable et je me ramollissais au fil des jours... Même dans la garenne la nuit il faisait encore chaud, c'était terrible ! Ma bipède me servait de l'eau parfumée à la banane directement sous le nez pour m'inciter à boire beaucoup, et au final c'est sûrement ce qui m'a sauvé. Puis l'orage a fini par arriver et les températures sont enfin redevenues supportables. 

Et en ce moment, l'été arrive, je le sens bien. Il fait parfois déjà trop chaud pour faire la sieste dans la garenne, pourtant le sol est en pierre donc il reste frais, mais souvent je rentre au bout d'une demi heure car il fait tout de même meilleur dans le terrier. Heureusement, il fait encore bien frais la nuit, ce qui permet d'équilibrer tout ça et de recharger les batteries pour le lendemain ! Mais en journée, c'est sieste à gogo, dormir, c'est encore ce qu'il y a de mieux quand il fait chaud ! Bouger le moins possible !


Dodo à l'ombre de la garenne... 

... ou au terrier ! 

Ce n'est que le début, alors j'espère que la chaleur restera raisonnable dans le terrier, je ne suis plus une jeunette et j'ai pris un peu d'embonpoint avec le temps, donc je supporte moins facilement les excès. Je compte sur ma bipède pour gérer tout cela, et je suis sûre qu'elle fera ce qu'il faut. Mais les caprices de la météo, parfois, même le tout puissant bipède n'y peut rien !

A bientôt !
Coca

samedi 21 mai 2011

Petite lapine deviendra grande

Je vais aujourd'hui vous parler d'un sujet délicat : les instincts de reproduction dans le cadre de la vie chez les bipèdes. Vous le savez, je suis la seule lapine à vivre dans le terrier et peu de chance me seront données de rencontrer d'autres lapins, alors cela pose un certain nombre de problème.

Mais reprenons au début : me voilà maintenant depuis quelques mois chez ma bipède, nous sympathisons de plus en plus, j'ai l'insouciance et l'énergie de la jeunesse. Pourtant, je sentais progressivement des changements s'opérer en moi. Je sentais de plus en plus souvent un besoin d'aller à la rencontre de l'autre, cela se traduisait par une sorte d'excitation fort agréable. Évidemment, le seul 'autre' que j'avais sous la patte, c'était ma bipède, et c'est donc sur elle que j'ai jeté mon dévolu. Petit à petit, je la voyais de moins en moins comme une simple colocataire, et de plus en plus comme 'celle qui allait me permettre de perpétuer l'espèce'. Je ne comprenais pas trop ce qui m'arrivait, mais c'était un sentiment qui venait du plus profond de moi et je savais qu'il y avait une mission que je devais absolument accomplir.

C'est ainsi que je recherchais de plus en plus souvent la proximité de ma bipède, je ne savais pas pourquoi ni comment, mais il fallait que je sois proche d'elle et que nous nous témoignions de l'affection mutuelle. Pour cela, il fallait attirer son attention par tous les moyens, aussi quand elle n'était pas disponible pour me toiletter dans le sous-terrier commun, je n'hésitais pas à courir autour d'elle en émettant des sons. Je ne sais pas d'où cela m'est venu mais je savais que c'était cela qu'il fallait faire. Quand enfin, elle acceptait de regagner le sous-terrier commun, je réclamais immédiatement un toilettage approfondi, tout en la marquant copieusement de pipis et de crottes odorantes pour lui signifier qu'elle m'appartenait. Heureusement, la bipède ne s'est jamais trop fait prier pour s'exécuter, même si je crois qu'elle appréciait moyennement le marquage.

Quoiqu'il en soit, ses caresses me procuraient de plus en plus de sensations. Ça a toujours été agréable, mais là, c'était différent, ça devenait carrément trop bon ! Il se passait beaucoup de chose en moi lors de ces câlins, et un jour, je me suis dit que cette fois ça y était, j'allais avoir des petits. A partir de là, je négligeais complétement ma bipède, il y avait bien plus important à faire : préparer un nid douillet. Je choisis pour cela une pièce du terrier éloignée des lieux de passage (oui car à l'époque, le terrier de la bipède était très grand et composé de plusieurs pièces, nous en avons changé depuis, encore quelque chose qu'il faudra que je vous raconte!), et dans un recoin, je me mis en tête d'accumuler un maximum de choses confortables. Certains des pelages de la bipède était parfait pour cela, mais je pouvais également prendre du foin pour faire une assise à la fois confortable et respirante. Une fois, j'ai eu l'idée de m'arracher les poils du ventre pour l'isolation, je ne sais pas ce qui m'a pris mais ce n'était pas agréable alors j'ai vite abandonné cette idée. Surtout que ce ne sont pas les matériaux qui manquent dans le terrier, donc inutile de m'infliger cela.  

Malheureusement, je ne sais pas pourquoi, les petits ne sont jamais arrivés. Mes mamelles étaient gonflées et me faisaient mal, mais le nid est resté vide. Il fallait donc à chaque fois recommencer tout le processus auprès de ma bipède, la danse, les câlins, le nid... Cela devenait infernal, et pourtant, je ne pouvais pas faire autrement. De plus, je voyais que tout cela commençait à agacer sérieusement ma bipède, elle repoussait de plus en plus souvent mes avances, ne supportait plus le marquage et voulait m'empêcher d'accéder au nid. Jusqu'au jour où... on est allée à une séance de torture.

Sauf que cette fois, ma bipède est repartie sans moi, me laissant seule avec les bourreaux. Ils m'ont beaucoup manipulés jusqu'au moment où je me suis endormie profondément, tellement profondément que je ne me souviens absolument de rien. Impossible de garder un œil entre-ouvert, de sursauter au moindre bruit, non, plus rien. Sortir de cet état a été très difficile, j'étais groggy, j'avais mal au ventre, et... quelque chose avait changé. Ma bipède n'a pas tardé à réapparaître et nous sommes rentrées au terrier. J'ai mis plusieurs jours à m'en remettre, pendant lesquels ma bipède a été au petit soin avec moi, elle allait jusqu'à m'apporter nourriture et boisson devant la bouche. Il s'était passé quelque chose avec mon ventre : je n'avais plus de poil et un morceau de fibre que font les humains collé sur la peau. Et dedans, ça tirait, il s'était passé quelque chose.

Au final, je ne saurais jamais comment les humains s'y sont pris, mais ils m'ont libéré de mes obsessions. Car suite à cet épisode, l'intensité de ma fixation sur les petits a chuté d'un coup, jusqu'à disparaître progressivement et totalement. Mes rapports avec ma bipède sont bien plus équilibrés maintenant, c'est de nouveau une simple colocataire, et moi je peux mener ma petite vie de lapinou tranquillement. Il y a toujours beaucoup de tendresse entre nous, mais c'est redevenu normal, ce n'est plus le fruit de ma folie. J'étais définitivement devenue une grande lapine, bien dans sa peau et dans sa vie chez les bipèdes !

A bientôt !
Coca

dimanche 1 mai 2011

La séance de torture

De temps en temps, je dirais tous les 6 mois environ, ma bipède m'emmène a une séance de torture. Oui, ça ne va pas être très gai aujourd'hui ! Ça commence par une mise en boîte et un voyage en gros monstre, mais la bipède ne prépare pas de cachette de pelage donc je sais qu'on retournera au terrier dans un délai raisonnable. Cependant, c'est pas parce-que c'est court que c'est mieux, c'est même parfois bien pire.

Donc, de temps en temps, on va dans un terrier de bipède un peu particulier. Dès l'entrée, on est assailli par les odeurs animales de ces lieux : chiens, chats, oiseaux, rongeurs et même lapins, visiblement beaucoup d'animaux passent par là. Mais ce qui est très angoissant, c'est que ce n'est pas une odeur d'animal heureux et en bonne santé : ça sent la souffrance et la maladie, mêlées à des odeurs agressives que j'aurais bien du mal à vous décrire.

On reste en attente un moment, je suis toujours dans ma boîte, les animaux et les bipèdes défilent, jusqu'à ce qu'un bipède au pelage vert vienne sonoriser avec ma bipède. Nous partons alors dans une autre pièce du terrier. Et là, les ennuis commencent. Le bipède en vert me sort manu militari de ma boîte, sans aucune forme de présentation, et me pose en hauteur sur une surface froide. Ma bipède est là, elle assiste à tout cela sans rien faire. Pire, elle a même l'air d'être complice avec le bipède vert.

Commence alors une longue séance de manipulation diverse, où le bipède vert me retourne dans tous les sens, m'appuie sur le ventre, m'ouvre la bouche, me met un truc froid dans les oreilles... Pendant ce temps-là, ma bipède sonorise tranquillement avec le bourreau, comme si tout était normal. Puis, le bourreau me pince la peau du dos et aïe ! Ca pique ! Et outch, ça brûle ! Et ça, deux fois de suite!  Non mais qu'est-ce qu'il leur prend à ces bipèdes? Et après ça, c'est même pas encore fini, puisqu'ils s'amusent à m'achever à deux en me tenant les pattes pour faire je ne sais quoi à mes puissantes griffes ! Et comment je vais creuser des terriers moi maintenant, hein?

Enfin, le bipède vert fini par me remettre dans ma cachette, que je suis très heureuse de retrouver pour une fois. Les bipèdes sonorisent encore un peu, puis nous repartons dans le gros monstre pour rentrer au terrier. Inutile de préciser que je ne veux plus rien savoir de ma bipède après ça. Je me toilette longuement pour me débarrasser de toutes ces odeurs stressantes que j'ai attrapé là-bas, et je boude le reste de la soirée, sans tenir compte de la sérénade que ma bipède me joue.

Et cela n'est pas fini, car généralement, je me sens moyennement bien dans les jours qui suivent. Le lendemain, j'ai mal au dos, je suis patraque, j'ai chaud, j'ai uniquement envie de dormir et je perds tout appétit. Je me bouge juste pour manger un minimum histoire de ne pas mourir de faim en plus, mais faudrait pas que ma bipède me demande de m'emballer parce-qu'elle va au tiroir magique.

Progressivement, les symptômes diminuent et l'appétit revient, mais je reste souvent enflée assez longtemps sur le dos, à l'endroit de la blessure. Je fini aussi par me réconcilier avec ma bipède, parce-que la cohabitation n'est pas vivable longtemps sinon, et puis j'ai quand même besoin qu'elle me toilette. Et j'avoue que le truc des griffes, c'est quand même pas mal, parce-que je suis bien plus à l'aise dans mes pattounes après. Enfin petit à petit, j'oublie ce qui s'est passé... jusqu'à la prochaine fois... Mais j'aimerais bien comprendre le pourquoi de tout ceci !

A bientôt !
Coca

dimanche 10 avril 2011

Les autres bipèdes

Donc je vous le disais, nous sommes arrivées dans le terrier d'autres bipèdes. Ceux-là vivent en couple, et je les connais : ils sont déjà venus dans le terrier de ma bipède, soit pour passer du temps à sonoriser avec ma bipède, soit pour s'occuper de moi quand ma bipède m'abandonne lâchement. Ma bipède ramène aussi de temps en temps leur odeur sur elle quand elle rentre. Bref, je pense que ce sont des bipèdes amis de ma bipède. Et me voilà maintenant dans leur terrier.

Nous étions à peine arrivées, que ma bipède a recommencé son ballet de déplacement de choses, mais cette fois il s'agissait de mes affaires, mon sous-terrier, ma litière, ma gamelle... Je compris donc que nous allions séjourner ici un moment. Ma bipède fait parfois cela, elle va dormir dans les terriers d'autres bipèdes pendant quelques jours, puis nous revenons dans notre terrier. Je pense qu'il s'agit là d'un comportement social important chez les bipèdes, car cela semble les rendre très heureux et ils passent beaucoup de temps à sonoriser entre eux.

Mais cette fois-ci, ma bipède a rapidement disparu et je suis restée dans ce nouveau terrier avec les deux autres bipèdes. Bon, à priori, ce sont des bipèdes amicaux, j'avais déjà eux l'occasion de les voir à l'œuvre et ils ne m'avaient pas semblé plus dangereux que la mienne. Je n'étais juste pas sûre de la signification de cette situation : était-ce ma nouvelle maison pour toujours? Ma bipède m'aurait-elle confié à d'autres bipèdes amicaux pour ne plus avoir à s'occuper de moi? Quoiqu'il en soit, je n'allais pas me laisser abattre : il y avait là tout un nouveau terrier à explorer, je n'allais donc pas m'ennuyer.

Rapidement, j'eus le droit de sortir de mon sous-terrier pour visiter. Ce terrier était aussi encombré que le notre, il y avait donc de nombreux recoins à explorer et pourquoi pas, de nombreuses possibilités d'extension. Il fallait donc se mettre à l'œuvre rapidement, et tâter des quenottes toutes les matières qui m'entouraient afin de voir dans laquelle il y avait des possibilités de creuser. Il y avait également de nombreux endroits à escalader, mais tout comme à la maison, un bipède finissait toujours par me freiner dans mon ascension.

Mais globalement, ce terrier était organisé comme celui de ma bipède. Avec le sous-terrier commun où je pouvais venir réclamer un toilettage, que j'obtenais tout aussi facilement qu'avec ma bipède, d'ailleurs. Ces bipèdes étaient juste un peu moins présent que la mienne (enfin, quand elle ne m'abandonne pas, n'est-ce pas?), et me laissais plus souvent enfermée, mais je recevais le même type de nourriture et des câlins si nécessaire. J'étais également grondée quand j'allais là où les bipèdes ne voulaient pas que j'aille, et bizarrement, c'est le même genre d'endroit qui est interdit que chez ma bipède ! Il doit décidément y avoir une raison à cela, même si elle m'échappe toujours ! Ces bipèdes-là savaient aussi taper du pied derrière moi pour me faire filer, visiblement, ils connaissaient quelques rudiments du langage lapin...

Et pour cause, je pense qu'il y avait un troisième habitant dans ce terrier. Un autre lapin, j'en suis presque sûre, je pense avoir reconnu cette odeur douceâtre que les deux bipèdes véhiculaient sur eux, et je pense l'avoir vu à l'entrée du terrier, bien que sa physionomie me paru étrange car il n'avait pas du tout les oreilles dressées comme tout lapin qui se respecte, mais des oreilles tombantes... Quel était donc cet étrange lapin? Était-ce une autre ethnie? Une ethnie amicale... ou pas? Dans le doute, je préférais fuir quand il se présentait devant le terrier, bien qu'il semblait y avoir une sorte de barrière invisible qui l'empêchait de passer (et qui n'empêchait aussi de sortir).

Et finalement, je n'ai pas eu le temps de faire plus ample connaissance avec tout ce petit monde, car ma bipède a finir par revenir pour me ramener dans notre terrier. Dommage, je pense que cela aurait pu être sympa aussi, surtout que ces bipèdes-là vivaient en groupe, cela aurait été intéressant pour mon étude sociologique du bipède. Ils avaient l'air plutôt sympa et je pense qu'on aurait pu bien s'entendre. Et puis, j'étais tout de même un peu fâchée après ma bipède, elle m'a une fois de plus fait croire qu'elle allait m'abandonner, pour finalement revenir la bouche en cœur, comme si de rien n'était ! Mais au fond de moi, j'étais bien heureuse d'être à nouveau dans mon terrier, avec ma bipède, et le lendemain, je finis par venir lui signifier qu'elle était pardonnée, et lui accordant l'immense honneur de me faire un toilettage en règle ! Et sans doute que j'aurais des occasions de revoir mes nouveaux amis bipèdes...

A bientôt !
Coca

samedi 9 avril 2011

Périples au pays des bipèdes

Cette semaine, il m'est arrivé des aventures. Des aventures comme il en arrive assez souvent depuis qu'on est dans le nouveau terrier, sauf que c'est chaque fois un peu différent et je ne peut pas prévoir ce qui va arriver. Mais ça commence toujours de la même manière.

Un terrier bipède est constitué d'une multitude de choses, et de pas mal de cachette pour y mettre ces choses, la boîte à légumes en est un assez bon exemple. L'une des occupations favorites du bipède, c'est de déplacer ces choses d'une cachette à une autre. Ce n'est pas de la nourriture, ce comportement n'est donc pas guidé par un besoin vital, sauf peut-être pour les matières fibreuses qui leur servent de pelage... Le reste, je pense que seul le bipède en connait l'utilité, quand au pourquoi du déplacement régulier de tous ces trucs...

Bref, de temps en temps, ma bipède est prise d'une frénésie de déplacement de ses pelages, qu'elle range dans une cachette bien particulière que j'ai vite appris à reconnaître. Tant que cette cachette est vide, tout va bien, dès qu'elle se remplit, il va se passer quelque chose. L'évènement est imminent quand elle prend sa cachette et la sort du terrier par la sortie de secours.

Plusieurs cas peuvent alors se présenter : soit je ne vais pas revoir ma bipède avant un moment, soit je vais moi-même être emmenée hors du terrier. Dans le premier cas, d'autres bipèdes viennent s'occuper de moi, me donner à manger, parfois me sortir et me câliner. Je ne sais jamais trop si ma bipède va finir par revenir, alors j'essaie de m'adapter à la situation du mieux que je peux, mais en général je m'ennuie beaucoup car les autres bipèdes sont juste de passage dans le terrier et le reste du temps je suis toute seule, enfermée dans mon sous-terrier. Alors je croise les pattounes pour que cette situation ne dure pas trop longtemps, et jusqu'à maintenant, ma bipède est toujours revenue et tout redevenait comme avant.

Dans le second cas, l'étape après la sortie de la cachette pleine de pelages, c'est ma mise en boîte. Ma bipède a une petite cachette spéciale pour moi, je n'ai jamais franchi la sortie de secours autrement que dans cette boîte. Sans doute le monde des bipèdes est-il trop dangereux pour qu'elle accepte que j'y aille de moi-même. Et puis dans cette boîte, c'est la bipède qui décide où je dois aller. Du coup, je ne suis jamais trop enthousiaste à l'idée d'y aller, mais ma bipède ne me laisse guère le choix, elle n'hésite pas à me prendre par la peau du cou pour m'y mettre. Au début, j'essayais de résister, mais ma bipède finissait toujours par parvenir à ses fins, au prix parfois de beaucoup de stress pour moi. Les bipèdes, tout maladroit qu'ils sont, n'en sont pas moins des prédateurs, alors s'ils veulent vraiment nous attraper, malheureusement, ils y arrivent, surtout dans l'espace confiné du terrier. Alors maintenant, quand je la vois poser la boîte devant moi, je capitule tout de suite, je me mets en position dans un coin du terrier et j'attends que ça se passe. Ma bipède fait cela de manière douce et ferme à la fois, ainsi cela se finit rapidement et sans stress.

Me voilà donc partie dans la boîte, emportée par ma bipède. Après un passage dans quelques galeries, nous voilà dans la garenne des bipèdes, au plus près des gros monstres bruyants dont je vous ai déjà parlé dans les premiers billets. Nous arrivons au milieu d'un troupeau au repos. Ils dorment les uns à côté des autres, bien rangés, et ne sont plus du tout bruyants ainsi. Et là, voyez-vous, ma bipède se dirige vers l'un d'eux, presque toujours le même, et me met à l'intérieur. Je sens que vous commencez à ne plus me croire, là... Mais pourtant, je crois bien que c'est ça, les bipèdes se servent en fait des gros monstres pour se déplacer. Ils parcourent de très, très longues distance par ce moyen, car quand je suis à l'intérieur, je sens bien que nous nous déplaçons très vite et très loin. Et plus le monstre devient bruyant, plus il va vite.

Enfin, après un temps plus ou moins long (de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures), nous finissons par arriver... Dans le terrier d'autres bipèdes, parfois des bipèdes qui vivent en groupe, comme des lapins. Et c'est exactement ce qui est arrivé cette semaine, on est allée chez d'autres bipèdes. Des bipèdes que je connais... Mais que je suis bavarde, la suite dans le prochain billet !

A bientôt !
Coca

dimanche 3 avril 2011

La communication : les sons du bipède

Pour vivre avec un bipède, il est important de pouvoir communiquer avec lui. Alors que chez nous autres lapins, la communication passe essentiellement par le corps, le bipède, lui, semble communiquer par émission de son. Donc dès le départ, vous pouvez voir que tout est en place pour assurer une incompréhension totale.

Pourtant, il nous est tout à fait possible d'apprendre à reconnaître certains sons et leur signification dans le langage bipédien, tout comme il est possible pour un bipède d'apprendre à communiquer avec le corps. Dans un premier temps, le plus simple, c'est quand même que ça soit le lapin qui tente de comprendre le bipède, parce-que d'ici à ce que le bipède comprenne le lapin, les carottes pousseront sur les buissons !

Donc rapidement, je dus me mettre à l'apprentissage du langage bipèdien. Comme je le disais, le bipède communique par son. Il semblerait que la succession des fréquences sonores ait une signification, mais la tonalité également, et c'est ce qui est le plus facile à décrypter au début. Lorsque j'ai rencontré ma bipède, elle utilisait essentiellement une tonalité douce, assez agréable aux oreilles. Mais quelques temps plus tard, alors que je m'enhardissais dans l'exploration du terrier, furetant ça et là, tentant d'arracher une feuille, de mordiller une branche ou de creuser, survient un son sec, qui claque et résonne dans nos grandes oreilles : « Non ! ». Je pressentais qu'il s'agissait là d'un avertissement, mais sans en comprendre la nature tout de suite.

Après un léger moment d'alerte où je redressais les oreilles pour tenter de comprendre ce qu'il se passait, ne voyant rien venir, je repris mes activités. Et là, le son est arrivé comme un grondement de tonnerre, plus grave et plus appuyé qu'avant, « Noooon ! ». Bon, décidemment, il doit y avoir quelque chose. Pourtant, je ne détectais toujours rien d'anormal. Je décidais à nouveau de ne pas en tenir compte, et là, subitement, je vois ma bipède fondre sur moi, avec une vélocité que je ne lui connaissais pas... De plus, son visage avait changé, car les humains savent également s'exprimer avec le corps, même s'il semblerait qu'ils aient eux-même peu conscience de ce fait. En tout cas, je lus sur son visage qu'elle semblait très contrariée, et je préférais donc fuir sans demander mon reste.

Par la suite, la situation se reproduisit plusieurs fois, et je finis par comprendre ce qui déclenchait sa colère, et par ne plus attendre de me faire chasser pour changer d'activité. Mais heureusement, la communication bipédienne ne se limite pas à cela. La plupart du temps, c'est même plutôt agréable, ma bipède passe son temps à roucouler quand je me tiens devant elle, et cela s'accompagne fréquemment de caresses et de temps en temps, d'un morceau de fruit. J'ai finit par reconnaître certains sons associés à ces choses agréables, d'abord par la tonalité, puis par la fréquence, même si la tonalité change. « Vient ! », « Manger ! » (souvent à la fin d'une mélodie plus longue, « On va manger? »), « Bisous »...

Il y a aussi les sons qui signifie un déplacement des troupes. « File ! » par exemple est très clair, il faut s'éloigner de l'endroit où on l'est. « Hop hop hop ! », il faut accélérer le mouvement. Oui car dès fois, le bipède s'improvise chef de la garenne, et malheureusement quand cela lui prend, on n'a guère le choix que d'obéir, car c'est l'un des moments où il n'hésite pas à utiliser ses attributs de prédateurs pour nous faire capituler. En effet, en dernier recours, si on n'obtempère pas, on finit par se faire attraper et soulever du sol, grand moment d'angoisse s'il en est... Même si généralement il n'est pas difficile de sortir des pattes du bipède, il vaut quand même mieux éviter d'en arriver là, à mon avis.

Enfin, il est un son que j'ai bien du mal à comprendre. Je m'explique, voici dans quelle circonstance je l'ai entendu pour la première fois : dans mon premier terrier, le sol était dur et glissant. Or le sous-terrier commun se trouve en hauteur, il faut donc sauter pour y aller. Et un jour, ce qui devait arriver arriva : mes pattes glissèrent sur le sol au moment où je prenais mes appuis pour monter dans le sous-terrier, et je ne pus donner la puissance suffisante à mon saut pour y arriver. Ma bipède, voyant cela, fut alors prise d'une espèce de crise, répétant à l'infini un son très fort, comme si elle avait des spasmes « Ha Ha Ha Ha ! ». Mais cela semblait être une réaction très joyeuse, d'après l'expression de son visage !

Je n'osais pas croire à ce que je voyais. Je venais de faire une terrible chute, qui aurait pu me mettre gravement en danger si j'avais été poursuivie par un prédateur à ce moment là, et cela mettait ma bipède en joie. Je n'avais jamais été autant outragée de toute ma vie. Je lui tournais immédiatement le dos, avant d'aller rejoindre un endroit tranquille d'où je ne percevrais plus ce signe de profonde trahison.

Pourtant par la suite, cela est également plusieurs fois arrivé alors que je ne bougeais pas, ou que ma bipède ne pouvait pas me voir de là où elle était. Au début, je continuais de penser qu'elle se réjouissait de mon malheur comme ça, sans raison, et je commençais à la trouver drôlement insolente. Je continuais de lui montrer ma désapprobation, mais ça ne l'arrêtait pas toujours. Quelques fois, la crise est tellement violente et dure si longtemps, que cela me fait carrément peur, et je préfère me mettre en sécurité en attendant que cela passe.

Donc j'avoue qu'aujourd'hui, je ne suis toujours pas bien sûre des raisons de ces crises, mais je finirais bien par percer le mystère un jour ! Il y a encore tant à dire sur la communication avec le bipède... mais je vous garde tout cela au chaud pour de prochains billets !

A bientôt !
Coca

mercredi 16 mars 2011

En attendant....

Coucou les amis, je ne vous oublie pas ! Je ne vous l'ai pas dit, mais en fait, j'ai besoin de ma bipède pour vous raconter mes aventures, et en ce moment, elle n'est pas assez disponible pour moi ! Mais dès qu'elle sera revenue à la raison, elle fera à nouveau ce que je lui dis ! 

J'en profite quand même de l'avoir sous la main pour vous signaler que c'est le printemps ! La garenne est en fleur, et j'y trouve déjà à manger ! Et avec le retour du soleil, le retour des siestes à l'ombre, à humer la délicate brise qui apporte à nos narines quantité d'odeurs à analyser... Il commence à faire chaud et je dois me débarrasser d'une couche de poil car la température grimpe vite dans le terrier l'après-midi. 

Le temps rend insouciant aussi, ma bipède oublie souvent de m'enfermer dans mon sous-terrier quand elle part. Mais bon, elle a la tête ailleurs de toute façon, alors tant mieux pour moi, je peux me prélasser successivement dans tous les sous-terriers toute la journée, c'est super chouette ! Par contre, elle n'oublie pas de devenir bruyante quand j'envisage des travaux d'agrandissement du terrier ou que j'explore les nouvelles possibilités. C'est pourtant le moment de le faire, mais elle ne comprend pas. Ah, mais c'est vrai que je vous avais promis un billet sur la communication humain/lapin ! A suivre...

A bientôt !
Coca

dimanche 27 février 2011

... aux câlins

Le temps passait et je prenais de plus en plus de plaisir à recevoir un toilettage, craquant des dents autant que je le pouvais. Dans le même temps, ma confiance envers ma bipède allait en grandissant. Si bien qu'un jour, je me surpris à réclamer un toilettage juste parce-que j'en avais envie, et non plus pour assoir ma position de dominante.

De toilettage, on passait donc aux câlins, qui impliquent une notion affective. Car si maladroite qu'elle put être, je sentais ma bipède se détendre quand j'étais auprès d'elle, et me renvoyer une profonde sensation de bien-être. Et moi aussi, je commençais à me plaire dans cette vie-là, et à apprécier sa compagnie. Un jour, je ne pus me retenir et je me jetais contre elle, et je perçus tout de suite que cela la rendait heureuse ! Et j'étais heureuse aussi !

C'était le début d'une grande histoire d'amour. Ma bipède s'appliquait de plus en plus pour trouver de nouvelles techniques de toilettage qui provoquaient encore plus de plaisir. Parmi mes câlins favoris, on retrouve celui qui stimule les joues et la nuque en même temps, plaisir maximum ! Le câlin qui part du nez et qui s'étire jusque dans la nuque en passant entre les 2 oreilles est pas mal non plus.

J'appréciais aussi de plus en plus que ma bipède se propose de me réchauffer. Au début, c'est délicat, vu la taille du bipède, de lui demander de se coucher sur nous. C'est même inenvisageable, tellement le danger semble grand. Mais c'est le bipède lui même qui trouve la solution, nous recouvrant juste de son membre supérieur, qui n'est pas trop lourd pour nous tout en provoquant une compression agréable et pleine de chaleur. Idéal pour faire une sieste pleine de beaux rêves !

Enfin quand la détente devient totale, j'en arrive même parfois à m'autoriser un relâchement des pattes arrières. Oui, celles qui nous permettent de décoller instantanément en toute situation ! Mais dès fois, j'y peux rien, je suis tellement bien, ça sort tout seul. Bon, quand je m'en rends compte, j'aime bien essayer de les ramener sous moi un peu quand même, par acquis de conscience... Mais souvent le combat est perdu d'avance alors je finis par accepter de me détendre complètement. Ma bipède est digne de confiance, elle n'a jamais essayé de me faire un coup fourré dans cette position !

C'est comme ça que j'ai maintenant la même relation avec ma bipède que celle que je pourrais avoir avec un lapinou favori dans la garenne : toilettage mutuel, siestes collées/serrées, confiance totale... La seule différence, c'est qu'il subsiste parfois quelques soucis de communication, dont je vous parlerais sûrement dans le prochain billet!

A bientôt !
Coca

jeudi 17 février 2011

Du toilettage...

L'une des occupations principales, chez nous les lapins, c'est le toilettage. Déjà, ça permet de bien remettre les choses en ordre, qui domine qui, donc in fine, qui aura le droit ensuite de manger en premier, de choisir les meilleurs reproducteurs, etc... Un geste social vital dans nos communautés, garant de la paix des ménages. Et accessoirement, c'est également un moment de détente et de bien-être, tout à fait appréciable quand on vit en permanence dans l'angoisse du prédateur.

Quand on vit avec un bipède, il faut donc rapidement le mettre au fait des usages. Ce n'est pas parce-qu'il est prédateur qu'il peut se soustraire à ses obligations. Et en fait, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le bipède ne pose aucune difficulté à se soumettre, on dirait même qu'il n'attendait que ça !

Car autant que je m'en souvienne, ma bipède a présenté des signes de soumissions avant même que je ne lui demande quoi que ce soit. C'était même un peu gênant au début, car on ne se connaissait pas encore bien, et tout d'un coup comme ça, hors contexte, j'étais gratifiée d'un toilettage léger sur la tête. Mais j'avais bien entendu le message, et dès lors que j'estimais que nous étions assez intime pour cela, je vins lui réclamer mes toilettages.

Au début, la bipède était pour le moins maladroite, voire intrusive. Déjà, le bipède rechigne à utiliser sa langue pour cela, il préfère utiliser l'une de ses pattes supérieures. A l'usage, cela se révèle plutôt pratique car les pattes supérieures de bipède, à défaut de pouvoir être utilisées pour courir, sont plutôt fonctionnelles. Elles couvrent une plus grande surface que la langue, le toilettage est donc plus complet et plus efficace. Mais cette particularité leur permet également de nous recouvrir complétement, ce que nous ne pouvons autoriser dans un premier temps. Heureusement, ma bipède s'améliorait rapidement et les toilettes devinrent franchement agréables.

Bientôt, je me détendais même complétement, jusqu'à autoriser le recouvrement complet, situation fort douillette il faut le dire. Dès lors que je savais que je pouvais partir à tout instant, il devenait moins dangereux de se laisser aller. Cependant, au début, je devais être fort vigilante pour ne pas m'endormir dans cette position, me mettant alors en situation dangereuse. Pourtant un jour, le sommeil fût plus fort que tout et je m'endormais ainsi... Mais rassurez-vous, à mon réveil, en sursaut comme vous pouvez l'imaginer, en colère contre moi-même d'avoir fait acte de faiblesse, je pu constater que j'étais toujours libre de m'en aller comme bon me semble.

Il restait cependant un point à éclaircir. En effet, tout comme nous autres, au bout d'un moment, le bipède se lasse du toilettage. Dans un premier temps, je fis donc ce que l'on m'avait appris, un petit coup de quenotte léger pour rappeler ma bipède à l'ordre. Mais cela déclenchait chez elle des réactions tout à fait inappropriées. Elle devenait tout d'un coup extrêmement bruyante, faisant de grand geste, allant jusqu'à me chasser du sous-terrier commun, ce qui n'est pas du tout en rapport avec sa position sociale. J'avais beau revenir plusieurs fois à la charge, elle persistait dans son attitude irrespectueuse. Nous aurions pu nous fâcher pour de bon à ce moment-là.

Eh bien figurez-vous que ce qu'attend la bipède pour continuer le toilettage, c'est... d'être toilettée aussi. Oui, je vous vois lever les yeux au ciel, on frise là l'insulte la plus totale. Pourtant, quand on connait l'habileté au toilettage des bipèdes, il devient dur de s'en passer, cela pouvait donc valoir le coup de passer outre, après tout, ce ne sont que des humains, ils ne savent pas ce qu'ils font, les malheureux. Je me risquais donc à un toilettage léger, et victoire, ma bipède repris de plus belle ses caresses, avec une intensité redoublée. Je pense que c'était là la première fois que j'essayais de comprendre et d'utiliser le langage humain, avec succès comme vous le voyez. Je ne crois pas que l'humain se considère chef parce-qu'il a reçu un toilettage, il faut plutôt y voir une forme d'encouragement. En procédant ainsi, on peut se faire toiletter aussi longtemps que l'on veut. Et on finit même par rendre le toilettage de bon cœur !

A bientôt!
Coca


Obtenir un toilettage de bipède? Trop facile!

dimanche 30 janvier 2011

La garenne - 2ème partie

Je vous ai laissé sur un suspense insoutenable... Les trésors de la garenne du bipède ! Bon, je crois que ma bipède a pris l'initiative lors du précédent message de mettre une image de moi dans la garenne, alors finalement vous avez déjà eu un aperçu des trésors : des plantes fraîches et goûteuses !

A partir du moment où j'avais découvert cela, inutile de vous dire qu'aller à la garenne devint une obsession... Capucine, basilic, menthe, roquette, ou même simplement herbe fraîche, la garenne est un paradis. Mais je dois tout de même vous raconter comment, à l'âge d'un an, je me ridiculisais comme si j'avais été une jeune lapine ignorant tout de la vie. J'en rougis encore, quand j'y repense...

J'étais habituée dans le terrier à ce que la nourriture me parvienne déjà découpée... si bien que j'ignorais que dans la garenne, la nourriture était attachée. C'est ainsi que la première fois qu'une feuille de capucine se trouva sous mon nez, je plantais bêtement mes quenottes dedans et tirais dessus pour emmener mon butin à l'abri. Et une fois arrivée dans ma cachette, je me rendais compte qu'il ne restait rien de ma prise. Les fois suivantes, je tentais donc de tirer plus sèchement sur les feuilles, mais la plante se rétractait alors violemment et j'avais un morceau à peine plus grand qu'avant dans la bouche... Oui, je vous vois vous marrer en imaginant la scène ! Mais moi, je ne savais pas ! Depuis j'ai compris que je devais manger sur place, avec toute la vulnérabilité que cela entraîne... Et oui, à la garenne, une vigilance permanente s'impose, je comprends maintenant pourquoi on m'a dit cela.

Quoi qu'il en soit, je profitais grassement de toute cette verdure qui m'était offerte. Pourtant au fil des jours, les températures baissaient et les plantes cessaient petit à petit de faire de nouvelles feuilles, jusqu'à finalement jaunir complètement. L'hiver était arrivé, et bien que j'en avais entendu parler, j'imaginais que ce serait différent chez les bipèdes. Mais ça ne l'est pas, la Nature reste la plus forte, et quelque part, cette idée me rassurait. Je pus ainsi connaître la variété des saisons, le froid, la pluie, le vent, tout ce dont je suis à l'abri dans le grand terrier. La garenne, ça se mérite !

Je continuais pourtant de vouloir y aller, car c'est aussi un formidable terrain de jeu, comme vous le savez. Le lieu idéal pour les courses et les binkies les plus fous. Bon, il faut avouer que le terrier bipédien est assez grand pour en faire à l'intérieur, donc rassurez-vous, je pouvais en faire avant de connaître la garenne. Mais l'ouverture sur l'extérieur y apporta une nouvelle dimension ! La garenne comporte aussi de nombreuses cachettes parmi les plantes, c'est donc un régal de se défouler là de bon matin, puis de se planquer, et de faire un peu tourner la bipède en bourrique. Le matin, c'est mon moment préféré, ma bipède a ordre absolu de m'ouvrir ! Déjà parce-que je dois faire le tour du propriétaire, mais aussi parce-que rien ne vaut une course dans la garenne pour se réveiller et être en pleine forme !

Et cet hiver, j'ai découvert quelque chose de formidable : la neige... Je l'avais déjà vu de loin dans l'ancienne garenne (oui car j'ai connu 2 garennes et pas mal de terrier de bipèdes, faudra que je vous explique tout ça un jour), mais dans la nouvelle garenne, j'ai pu gambader dedans !

Le premier jour où je l'ai vue, je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait. Ma bipède poussait des grands cris de joie en ouvrant l'issue vers la garenne (des genres de 'Oh', 'Ah' !), et moi je voyais juste que tout était blanc, comme moi ! La garenne ne ressemblait plus du tout à ce que je connaissais, je ne savais pas au début si je devais y aller ou non. Je suis donc restée un long moment à l'entrée du terrier, examinant la situation, voyant que tout cela n'avait pas l'air de bouger, l'air glacial ébouriffant mon poil... Et je décidais de me lancer !

Première surprise, cette matière blanche cédait sous mon poids, au lieu de marcher dessus, je me suis retrouvée à labourer la garenne avec mon poitrail... Deuxième surprise, cela mouille les pattes, comme la pluie! J'ai rapidement du m'arrêter pour sécher tout ça d'un coup de langue râpeuse, et oui, c'était vraiment de l'eau, la plus pure qui soit ! J'essayais donc d'en manger un peu, et en effet, la matière se dérobait instantanément sous mes lèvres, fondant en une eau glacée. Mais rapidement, ma bipède m'avertit d'un danger, selon elle, cela n'était pas souhaitable de manger de la neige. Je n'ai pas trop compris pourquoi, mais voyant tout ce qu'il était possible de faire d'amusant dans cette neige, j'acceptais volontiers de passer à autre chose.

Je tentais donc ensuite de l'enlever, grattant de toutes mes forces, mais il en restait toujours autant. Néanmoins, le terrain commençait à devenir praticable, et je finissais par reconnaître les traits de la garenne que je connaissais, enfouie sous la neige. Le froid commençait aussi à me saisir, alors je me mis à tester la qualité du terrain en cas de départ anticipé. J'en déduis alors qu'il ne fallait pas tenter de labourer comme je l'avais fait au début, cela est trop long et trop fatiguant. Les déplacement sont plus aisés en sautant d'un point à l'autre par dessus la neige, il faut juste prévoir que la réception se fasse un peu plus bas que cela en a l'air, la neige s'effondrant à l'arrivée ! Mais une fois cela compris, la neige est très amusante, j'adore y faire mes binkies matinaux, j'en voudrais tous les jours !

Cela a duré presque un mois, et depuis, la pluie est revenue. Les températures sont remontées, mais la pluie et le vent, tous les pinous le savent, c'est vraiment pas bon. J'espère revoir encore un peu neige, ou alors voir arriver le printemps... et son lot de pousses fraîches et goûteuses!

A bientôt !
Coca


 
La neige, c'est pas stable...

Mais on s'y amuse beaucoup!

dimanche 23 janvier 2011

La garenne - 1ère partie

J'ai beau être chez les bipèdes, j'ai quand même une garenne ! Même qu'elle est à moi toute seule ! Mais comme elle est beaucoup plus petite qu'une garenne de lapin, c'est bien normal !

J'ai mis très longtemps avant d'oser explorer la garenne... Au début, je ne voulais carrément pas y aller, mais heureusement il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Le terrier de bipède possède une ouverture sur la garenne assez étrange : on voit la garenne même quand c'est fermé ! C'est une espèce de pierre lisse et transparente, et très grande, ce qui est normal vu la taille des bipèdes, mais qui nous posent un petit problème à nous autres : impossible de l'ouvrir par nous-même, une fois de plus je dépend du bon vouloir de la bipède pour sortir. Faut dire que cette ouverture est si grande, que ça fait un sacré courant d'air dans le terrier quand c'est ouvert !

Et donc au début, j'avais bien vu où se trouvait la garenne, mais dès qu'elle était accessible, un vacarme épouvantable en provenait, ce qui m'a longtemps tout simplement tétanisé. Voyant cela, ma bipède m'y a un jour emmené de force, car seule j'aurais sans doute mis beaucoup de temps à oser y aller, voire je me serais à jamais contentée de la douceur rassurante du terrier.

Les premières fois, c'était terrible, ma bipède avait carrément déplacé mon sous-terrier à l'entrée de la garenne. Et bien sûr, nulle sortie de secours à l'arrière, j'eus beau chercher, j'étais coincée dans mon sous-terrier, la seule issue possible étant vers la garenne. Je me réfugiais donc dans ma litière en attendant que ma bipède revienne à la raison ! Mais les bipèdes ne reviennent jamais à la raison, quand ils ont une idée en tête, c'est la surenchère, jusqu'à ce qu'ils parviennent à leur but. Donc imaginez-vous que ma bipède a pris l'initiative de me soulever (frisson d'horreur), pour me déposer en plein milieu de cette effrayante garenne... C'est ce jour-là que j'appris à protester bruyamment, ce qui fit son petit effet ! Je reçu immédiatement moult câlins et ma bipède se décida finalement à me laisser rentrer au terrier.

Mais comme je vous l'ai dit, les bipèdes, quand ils ont une idée en tête... Donc le lendemain, rebelote, je fus soulevée et conduite de force à la garenne. C'est vrai que la veille, hormis le bruit, il n'était rien arrivé de désagréable. Et ma bipède était là, près de moi, prête à intervenir si besoin. Alors je commençais à me détendre, et à penser qu'après tout, je serais bien bête de ne pas profiter de cette garenne qui m'était offerte, si bizarre soit-elle... Car la peur passant, je commençais à me rendre compte de ce qui m'entourait, et je dois dire qu'une garenne de bipède, ça ne ressemble pas du tout à celle d'un lapin.

A l'image du terrier bipèdien, sa garenne est faite de grosses pierres toutes droites. Il y a très peu de vert, qui est pourtant la couleur normale de la garenne lapinesque. On est dramatiquement proche des gros monstres bruyants dont le monde des bipèdes est peuplé, ceux que l'on voit de loin dans une garenne de lapin, et dont on évite de s'approcher tellement ils sont bêtes et bornés, fonçant droit devant eux en écrasant tout sur leur passage, lapins compris... De près, ils sont encore plus bruyant, c'est épouvantable pour nos oreilles paraboliques conçues pour capter des sons très fins, un véritable drame. Pour autant, ils circulent en contre-bas de la garenne associée au terrier, et tant que l'on reste dans le petit territoire alloué, on ne risque rien, en fin de compte, ils ne peuvent pas s'approcher. Il suffisait donc de surmonter leur bruit pour profiter de la garenne, exercice difficile et dangereux, un prédateur pouvant profiter de leur passage pour s'approcher silencieusement, car impossible de distinguer un autre son quand un monstre passe.

Quand il n'y a pas de monstre, on entend beaucoup d'oiseaux. Ce qui est fort désagréable pour nous également, leurs chants stridents étant difficilement supportable pour nos oreilles. Néanmoins, après fine observation, il s'avéra qu'aucun d'entre-eux ne faisaient partie des rapaces, il s'agissait de simples granivores et insectivores. Petit à petit, je surmontais donc mes peurs pour aller prendre possession du territoire, et je découvris que cette garenne recelait bien des trésors ! Mais... il se fait tard, c'est l'heure de la grosse sieste, je vous raconterais donc la suite une autre fois !

A la garenne...


A bientôt !
Coca

dimanche 16 janvier 2011

La gamelle

Et si je vous parlais maintenant ce qui vous intéresse le plus? Oui, allons, vous voyez bien de quoi je veux parler, le nerf de la guerre... la nourriture, bien sûr! Ma maman m'avait bien raconté comment nos confrères sauvages luttaient chaque jour pour trouver une nourriture saine et suffisante pour l'ensemble de la garenne... Comment les hivers pouvaient être difficiles, comment il fallait faire un maximum de réserve en été, où quelques mois bénis fournissent fruits et feuillages en abondance...

Rien de tout cela quand on vit chez une bipède. La nourriture tombe littéralement du ciel, à heure plus ou moins fixe, 3 fois par jour. L'herbe séchée est à disposition en permanence, on peut même chipoter et ne choisir que les brins qui nous plaisent. N'est-ce pas là le luxe suprême?

Concrètement, commet ça se passe? Je vous ai déjà parlé de la boîte magique de la bipède, il en sort toujours des légumes frais et variés. Ça fait partie des dons inexplicables des bipèdes. Donc 3 fois par jour, ma bipède, elle s'affaire près de sa boîte magique, et elle me sert une sélection de ce qui se fait de mieux. Jugez plutôt : carotte, céleri, salades diverses, persil, fenouil... toutes ces choses qui sont si rares dans la nature, et qui constituent une véritable bénédiction pour une garenne quand il en pousse à proximité. Il y en a tellement que quelques fois, je n'arrive pas à finir. Cela se ressent sur ma ligne, je dois bien l'avouer, j'ai en permanence assez de réserves pour passer l'hiver, sauf que d'hiver, il n'y a point chez les bipèdes.

Concernant les fruits, c'est un peu plus problématique. En effet, ma bipède s'arroge le droit de les manger en premier, outrepassant complétement mes prérogatives de dominante. Je suis donc chaque fois obligée de la rappeler à l'ordre, afin qu'elle n'oublie pas que c'est à moi que le trésor revient. Cela implique un combat au corps à corps, mais on devient super courageux et super fort quand on vit avec un bipède, alors je gagne toujours. Quelque fois, la bipède essaie de se cacher avec son larcin, mais elle oublie que nous sommes capables de sentir un fruit à plusieurs mètres de distance. Et de reconnaître le bruit du fruit que l'on mange, du jus dont on se lèche les babines, etc... donc c'est très rare que le bipède s'en sorte à ce jeu-là.

Autrement, c'est plutôt intéressant ce qu'on découvre. Les bipèdes trouvent tout un tas de fruits inconnus de nos ancêtres. Tout le monde connait la pomme, la poire, la fraise, la cerise... Mais connaissiez-vous la banane? J'ai mis beaucoup de temps à me laisser convaincre, au début, j'ai cru qu'il s'agissait d'une ruse de bipède pour me faire tomber dans ses filets. Le parfum de la banane est très fort, très puissant, avec presque quelque chose du fruit entrain de pourrir. Autant vous dire que je voyais ça d'un œil très circonspect! J'ai longtemps refusé l'offrande, mais pourtant la bipède insistait pour m'en faire manger à chaque fois qu'elle en mangeait. Après de long mois de résistance, et ma confiance allant en s'amplifiant vis-à-vis de ma bipède, je me décidais à goûter... Et là, mes amis, je crois que vous ne sauriez imaginer un aliment pareil... De texture molle et collante comme nos délicieux caecotrophes, la banane est en plus très sucrée et son parfum tout simplement enivrant, narcotique... J'avais donc raison de me méfier, mais trop tard, j'étais prise au piège de la dépendance, je crois d'ailleurs que c'est à partir de là que j'eus le courage de venir au corps à corps pour réclamer mon dû ! La banane m'avait fait passer chez l'ennemi ! Mais quel plaisir d'en manger ! C'est tellement violent que j'en ai des spasmes de plaisir à la dégustation...

J'étais prise également au jeu de la découverte, puisque je goûte maintenant les yeux fermés presque tout ce que ma bipède me propose. J'ai découvert des fruits acides, juteux, parfumés, de toutes sortes... Des légumes aussi que je connaissais pas, ils ont vraiment de l'imagination ces humains pour disposer d'autant de goûts différents. A tel point que quant arrive le moment de la « gamelle » (c'est le mot bipède pour désigner le trésor), je perds mes esprits. Je suis prise d'un besoin irrépressible de courir, quenotte en avant, mordant tout ce qui passe à proximité. Il faut savoir que ma bipède est d'une lenteur désolante quand il s'agit de servir la gamelle, entre le moment de l'ouverture de la boîte magique, et le moment où enfin j'accède au trésor, on a largement le temps de mordre tous ses compagnons de garenne. Ici je suis seule heureusement, mais je mors sans problème tout bipède passant à proximité dans ces moment-là, ils n'ont qu'à se dépêcher un peu après tout ! Mais j'ai bien conscience que je perds la boule, même ma bipède le voit, elle m'impose souvent de me calmer d'abord avant de me servir le trésor. Et elle est résistante la bougresse, elle est capable de repartir avec le trésor si je ne me reconnecte pas rapidement avec la réalité. Alors je prend sur moi, pour ne pas retarder encore le moment de l'extase suprême!

Je finirais sur le sujet de la nourriture par les affaires courantes, avec le foin. Vous savez que nous nous devons de mastiquer une bonne partie de la journée si nous ne voulons pas voir nos dents devenir exagérément longues et douloureuses. Nous devons donc passer nos journées à fureter la garenne à la recherche de la meilleure herbe, et encore faut-il qu'il y en ai assez pour tout le monde sans avoir à empiéter un territoire ennemi. Chez les bipèdes, à nouveau, point de problème. Le foin est généreusement servi, de telle sorte que l'on peut choisir de ne manger que les meilleurs brins. Une fois la sélection effectuée, il suffit d'en faire la demande et le bipède accourt pour nous en servir une nouvelle brassée à trier.

Bref, vous l'aurez compris, c'est là que réside le principal avantage de la vie chez les bipèdes. C'est même tellement facile, que ça en devient ennuyeux. Cela signifie que nous devons trouver d'autres activités pour remplir nos journées, mais heureusement, les occupations ne manquent pas... J'aurais sans doute l'occasion de vous en reparler!

A bientôt,
Coca